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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 18:01
Un «Vent» des années 1990 souffle sur l'Algérie

L’anarchie et le désordre vécus par les Algériens durant les années 1990 sont-ils en train de revenir ? C’est en tout cas ce que pensent les citoyens qui assistent impuissamment au retour des troubles à l’ordre public et de l’instrumentalisation des mosquées à des fins politiques.

Que les lecteurs ne se trompent pas, cette photo ne date pas des années 1990. Elle a été prise, il y a 48 heures seulement devant la mosquée de «Haï Djebel» à Alger.

Chaque semaine, les rues d’Alger et de plusieurs villes sont prisent d’assaut par des dizaines de manifestants qui se permettent d’organiser des marches sans autorisation, bafouant ainsi les lois de la République. Dans n’importe quel pays du monde, excepté ceux du tiers monde, n’importe quelle manifestation que ce soit culturelle, sportive ou politique ne soit se dérouler que par une autorisation délivrée par les autorités locales. Ce n’est pas le cas chez nous où n’importe qui, pourrait appelé à sortir ou à se rassembler dans la rue alors que cet état de fait n’est autre que des troubles à l’ordre public. Le Hic est lorsque les forces de police interviennent pour appliquer les lois de la République, des voix s’élèvent ici et là, dénonçant des atteintes aux droits de l’homme etc... Ce qui n’est pas normal est que cette anarchie qui s’est déroulée avant et pendant la campagne électorale s’est poursuivie même après les élections présidentielles. Même les mosquées renouent avec l’anarchie des années 1990, redevenant des lieux de propagande pour les militants de l’ex-Fis dissous. C'est le même parti intégriste à l'origine de la décénie noire qui a fait plus de 250 milles morts et plus de 16000 disparus. Des milliers de femmes ont été violées au nom de l'islam avant qu'elles soient égorgées. Au cours de ce vendredi, des dizaines de militants de l’ex-Fis dissous ont investi la mosquée de «Haï El Djebel» à Bourouba. Auparavant c’est au niveau de la mosquée d’El Wafa Bel Ahd à Kouba que le N°2 de l’ex-parti dissous donne des prêches incendiaires similaires à ceux qu’in avait l’habitude d’entendre au cours de années de braise. Après la prière du vendredi, Ali Belhadj a pris la parole faisant un long procès aux forces de police, les accusant de tous les mots. « Par rapport à ce qui se passe dans les commissariats du pays, ce que vous voyez à travers les sites internet n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan», a indiqué Ali Bel Hadj. L’un des militants d’Ali Belhadj s’est même permis de confondre les responsables des services de sécurité à Maurice Papon. Après les policiers et les gendarmes, le lieutenant d’Abassi Madani a traité les gardiens de prison de criminels. « Ce ne sont que des peureux et lâches» a indiqué Belhadj Ne s’arrêtant pas là, Belhadj répète les menaces et met en garde : « Attention, en Tunisie, c’est un policier qui était à l’origine de la révolution». Les Imams également ont eu également leur part et furent accuser d’être des « Pions» du pouvoir. Même le Président de la République, le Président du conseil constitutionnel et plusieurs autres Ministres ont été traité des tous les noms. C’est sous les slogans de «Allah Ou Akbar Douala Islamiya » que les dizaines d’islamistes ont quitté la mosquée accompagné de leur émir. Devant la mosquée, les slogans répétés nous fait rappeler les années 1990. Avant qu’Ali Belhadj ne prenne place dans un luxueux véhicule, les dizaines de Barbus scandent les slogans habituels du parti dissous à savoir : « Dawla Islamiya. La Ilaha Ila Allah Alliha Nehya Wa Alliha Nemout Wa Aliha Nalka Allah ou encore Ya Ali Ya Abbes, Al Jabha Rahi Labass. En somme, cet état de fait ne rassure guère les citoyens, s’interrogeant sur le combien de temps pourrait encore durer ce désordre qui pourrait à n’importe quel moment replonger le pays dans l’anarchie des années 1990. Espérant que le nouveau gouvernement ne va pas tarder à s'installer afin qu'il soit mis fin rapidement à cette mascarade.

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