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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:02
Algérie : La société civile accuse .......

Les représentants de la société civile s’insurgent et montent au créneau au sujet des tractations que mènent le pouvoir avec les dirigeants de l’ex-FIS dissous. Ces derniers parlent d’un complot qui se prépare contre l’Algérie et mettent en garde contre un scénario similaire à celui des années 1990.

Le scénario des années 1990 va-t-il encore se reproduire une seconde fois ? C’est en tout cas, ce que pensent et craignent plusieurs représentants de la société civile, accusant des responsables mais sans les citer, de préparer un complot contre le pays. En plus des tractations, ce sont les dernières déclarations surprenantes de plusieurs ex-dirigeants du parti dissous qui ont contraint les représentants de la société civile et plusieurs autres organisations, associations nationales, notamment ceux des familles victimes du terrorisme à tirer la sonnette d’alarme. Nos interlocuteurs ont ajouté que le «cirque» qui a eu lieu en Egypte ne pourrait pas se reproduire une nouvelle fois en Algérie, mettant en garde contre un scénario similaire à celui des années 1990. «Le peuple algérien n’accepte pas une énième fois de servir de «cobaye», ont-ils expliqué. Nos interlocuteurs ont indiqué que l’Algérie traverse actuellement les mêmes moments vécus durant les années 1990. Invités à être plus clair, ces derniers ont fait savoir que pour calmer la rue qui gronde à la suite des troubles de 1988, les dirigeants de cette époque n’ont pas trouvé autre que de légitimer un mouvement, en contradiction avec les textes et les lois de la République, ont-ils indiqué. «Cette erreur s’est répercutée directement sur le peuple algérien et sur les éléments des forces de sécurité qui ont payé très cher la facture», a déclaré un fondateur d’une organisation des victimes du terrorisme. Notre interlocuteur devait ajouter qu’un simple document administratif (agrément) a coûté la vie à plus de 250 000 morts et des milliers de disparus sans compter les pertes des infrastructures qui ont été détruites. Ils étaient des milliers de martyrs, parmi eux des hommes, femmes, enfants et bébés qui se sont sacrifiés pour la République et pour l’Algérie. Dans un autre pays, les responsables qui ont violé les textes de la Constitution pour permettre la création d’un parti à caractère religieux devraient en principe être jugés et poursuivis pour haute trahison, a-t-on ajouté. Il est vrai que sans l’intervention des forces de sécurité de l’ANP (tous corps confondus) et les sacrifices des citoyens intègres, l’Algérie aurait pris le même chemin emprunté par l’Afghanistan, pour ne pas dire la Yougoslavie. Nos interlocuteurs n’ont pas manqué d’ajouter que malgré les concessions faites à ceux qui ont mis l’Algérie à feu et à sang, l’Algérie souffre encore des affres du terrorisme. Même certains parlementaires commencent à en avoir marre d’écouter la «chanson» de la réconciliation nationale se répéter à chaque fois. «Je ne comprends pas avec qui, doit-on se réconcilier, avec les criminels ? Est-ce qu’ils veulent encore qu’on se réconcilie avec ceux qui ont volé l’argent du peuple ? s’interroge M. Habib Zagad à un confrère. Ecoutons également l’intervention d’un père qui a perdu son fils, égorgé dans un faux barrage. «Je pense que nos gouverneurs n’ont pas appris la leçon de ce que le peuple a traversé pendant la tragédie des années 1990. L’intégrisme religieux a atteint aujourd’hui les sommets alors que le terrorisme continue toujours de faucher la vie à nos dizaines de nos éléments des forces armées». «Au moment où nous nous attendions à la dissolution par le biais de la justice du reste des mouvements à caractère religieux dans le cas où ils refusent à se mettre en conformité avec les lois de la République, on nous parle du retour imminent des égorgeurs sur la scène politique», a-t-il conclu. «Je pense que certaines personnes continuent d’exploiter la maladie du président de la République, pour lui imputer des décisions qu’il n’a jamais pris tout au long de ces trois mandats», a déclaré M. R, membre d’une organisation des victimes du terrorisme. M. Abdelaziz Bouteflika a toujours crié haut et fort que l’Algérie ne reviendra jamais aux années de braise, a-t-il ajouté. « Comment expliquer que le même Président se rétracte aujourd’hui en invitant les criminels à El-Mouradia et en donnant des instructions de les blanchir, et de les laisser circuler librement», s’est interrogé notre interlocuteur. En somme, les déclarations de certains de nos interlocuteurs sont choquantes et très graves qu’on ne peut les publier.

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LE JOURNAL DES INFOS
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