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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 18:58
Algérie Les habitants de la région des Aurès se solidarisent avec une jeune mère gravement malade  et dénoncent la «Hogra».

Le cas de la jeune mère de famille hospitalisée dans un état grave au niveau du centre Hospitalier de Batna (CHU) a suscité le mécontentement et la colère des parents et des habitants de cette localité. Ces derniers trouvent que le cas de cette dame aurait été pris en charge si elle n’était pauvre et n’habitait pas la région des Aurès.

Comme nous l’avons donné dans notre précédente édition, la patiente qui nécessite une opération chirurgicale en France n’a pas obtenir la fameuse prise en charge, seule et unique chance pour rester en vie. La jeune mère a passé plusieurs années dans les hôpitaux d’Algérie notamment à Alger. « En raison de la gravité de son cas, l’opération chirurgicale ne pourrait être effectuée en Algérie» ont déclaré l’ensemble des médecins des hôpitaux du pays. Sentant que les jours de la patiente sont comptés, les membres de la famille de Mme Fertas Djamila et les citoyens de la région ne mâchent pas leurs mots et se sont même permis de parler de régionalisme et de «Hogra». Selon nos interlocuteurs, leur fille meurt dans l’indifférence totale, uniquement parce qu’elle est pauvre et habite les Montagnes des Aurès. Toujours et selon les habitants de cette région, les hauts responsables de la santé savent très bien que le cas de la patiente ne pourrait pas être soigné en Algérie. Ces derniers ont ajouté que même le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika a insisté sur l’envoi à l’étranger des cas graves et qui ne pourrait pas être soigné dans le pays. Il est vrai que le Ministre de la santé de la population et de la réforme Hospitalière a lui-même fait savoir que le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika aurait insisté "personnellement" sur la prise en charge de tous les malades, plus "particulièrement" les cancéreux. «Pourquoi refusent-t-ils alors de délivrer la prise en charge à la patiente pour qu’elle soit opéré à l’étranger du moment qu’elle ne pourrait pas se faire en Algérie ?», ont-ajouté nos interlocuteurs. Toujours et selon les parents de la patiente, la commission Ministérielle chargée d’étudier le cas de Mme Fertas n’a pas trouvé de raison valable pour justifier «L’avis défavorable» qu’elle a émis sur son dossier. Les membres de cette commission auraient indiqués que même si la patiente soit transférée à l’étranger, les chances de la réussite de l’opération sont minimes, a-t-on appris de la famille de Mme Fertas. Cet argument a été rejeté par les parents de la patiente et par les habitants de la région, considérant que l’avis des membres de la commission est une « fuite à l’avant», pour ne pas lui délivrer la prise en charge. Ces derniers ont indiqué que la vie humaine est très chère et ne peut pas être achetée même avec tout l’or de ce monde, accusant les hauts responsables de la santé de non-assistance à personne en danger. Nous avons tenté à plusieurs reprises de connaitre l’avis des responsables de la santé ou des membres de la commission mais sans résultat. Pour l’instant la patiente se trouve toujours au niveau des services du CHU de Batna et son état de santé se détériore de plus en plus pour ne pas dire que son pronostic vital est engagé.

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LE JOURNAL DES INFOS
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