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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 06:49
Réconciliation nationale en Algérie : C’est pour quand la fin du projet ?

Lire l'article sur le journal en PDF (Page 3): http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2014-09-30/l...

Il y a exactement neuf ans, les dirigeants du pays ont mis en application le projet de la réconciliation nationale, permettant aux éléments des groupes armés de se repentir contre l'abandon des poursuites à leur encontre. terroristes algériens.

Les groupes terroristes islamistes à l’origine des milliers d’assassinats : ils doivent se réconcilier avec qui ?

Le projet qui a été soumis au référendum a été adopté par le peuple qui n’a pas trouvé autre que de répondre par le «Oui» au souhait du pouvoir qui voyait en cette idée une sortie de crise pour rétablir définitivement la paix dans le pays. Pourtant, à cette époque-là, les forces de sécurité, tous corps confondus, ont réussi à vaincre sur le terrain un terrorisme des plus cruels dans le monde. Se voyant vaincus, les terroristes islamistes n’ont eu que deux choix à faire : se repentir ou mourir. Plusieurs milliers ont profité de cet état de fait pour se rendre aux forces de sécurité. L’Etat a tenu ses promesses, ils furent libérés et ont rejoint leurs familles. Ce n’est pas le cas de certains autres qui ont rejeté la main tendue du pouvoir et choisi de continuer leur «djihad». Après quelques mois, plusieurs autres ont préféré retourner aux maquis et ce, malgré le «pardon» de l’Etat. Aujourd’hui, le pouvoir a tiré les conclusions de ce projet, parlant d’une réussite du moment que la paix et revenu au pays et que des milliers de vie ont été épargnés. Selon le président de la cellule d’assistance judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ils sont 8 500 terroristes qui se sont rendus avec armes et bagage aux forces de sécurité depuis 2006. Toujours selon le même responsable, 32 000 dossiers relatifs aux bénéficiaires des mesures de cette charte sur 60 000 déposés auprès des comités de wilaya durant la période allant de 2006 à juin 2012 ont été réglés. M. Azzi a précisé que les dossiers restants n’ont pas été réglés, les comités de wilaya n’ayant pas trouvé le cadre juridique leur permettant de satisfaire les demandes de ces catégories, outre certains cas sociaux n’ayant pu trouver de solutions. Au sujet des personnes disparues, M. Azzi a indiqué que 90% des dossiers des disparus sur les 6 541 familles recensés ont été indemnisés. Au sujet des dossiers des disparus, il a indiqué les 10% restants réclament, a-t-il dit, la vérité sur le sort de leurs proches et l’application de la justice. Satisfait de ce bilan et des résultats obtenus par le biais de ce projet, le gouvernement propose cette expérience à plusieurs pays en conflit. Si le pouvoir se réjouit, plusieurs parties voient les choses autrement et ne cachent pas leur mécontentement. C’est le cas de certaines familles des disparus qui refusent d’adhérer aux propositions du gouvernement. Une centaine de membres de cette association ont organisé une manifestation devant la Grande-Poste à Alger. Il est de même pour les chefs islamistes qui demandent plus, réclamant une «amnistie générale» mais avec des conditions. Selon eux, seuls les «moudjahidine», les ex-terroristes pourraient en bénéficier de cette grâce. Enfin, la partie la plus perdante dans cette affaire est bien sur la famille des victimes du terrorisme. Les membres de cette association ont indiqué qu’ils sont les véritables victimes de cette décennie. «Nous avons perdu définitivement nos parents, proches et enfants, ils ne reviendront plus.» Ces familles bénéficient de l’appui et du soutien, pratiquement, de l’ensemble des citoyens, demandant la fin de ce projet de cette action de clémence. «Doit-on toujours attendre revenir des criminels qui continuent leurs sales méfaits et qui ne font qu’allonger la liste des victimes du terrorisme ?» se sont interrogés plusieurs citoyens. «Si c’est le cas, certains autres vont faire de même, du moment qu’ils savent qu’ils ont toujours la possibilité de revenir chez eux et d’échapper à la justice», ont conclu nos interlocuteurs

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