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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:40
Le «Front du refus» anime un meeting populaire à Oued-Rhiou (Algérie) : Plusieurs dizaines de militants islamistes dont Ali Belhadj ont participé à ce rassemblement

Les dirigeants du «Front du refus» ont organisé un meeting populaire sur la place du 1er Novembre à Oued Rhiou située à environ 40 km du chef-lieu de wilaya Rélizane. Plusieurs dizaines d’islamistes dont le N° 2 de l’ex-Front Islamique du Salut (FIS) ont participé à ce rendez-vous pour commémorer selon eux, l’arrêt du processus électoral en 1992.

Le Front du refus est composé essentiellement des familles ayant des membres islamistes disparus durant la tragédie des années 1990. Selon des témoignages, ce rendez-vous a été préparé à l’avance. Des banderoles et des pancartes ont été confectionnées et l’endroit du meeting a été choisi par les organisateurs lors de leurs différentes réunions. Le jour (J), plusieurs banderoles et pancartes ont été brandies par les militants islamistes qui ont participé au meeting. Des femmes militantes en Hidjab ont enfilé des maillots portant des photos de leurs proches disparus durant la décennie noire. Comme fut dans les années 1990, les organisateurs du meeting se sont fait distinguer par leur va-et-vient, Caméscopes, appareils à photos et Caméras IPhone aux mains. Des livres du Coran ont été également brandis par plusieurs participants. Plusieurs orateurs se sont succédé à tour de rôle avant que la parole ne soit donnée à Ali Belhadj qui a donné un discours virulent de plus de 30 minutes. Après avoir récité des paroles religieuses habituelles, Ali Belhadj a indiqué qu’il avait répondu à une invitation en l’occasion de la commémoration du 11 janvier 1992, date de l’interruption du processus électoral. «Nous avons été invitées et nous avons répondu présent. Aujourd’hui, j’ai réussi à esquiver aux policiers et je suis prêts à répondre à toute invitation ou rassemblement de protestation», a indiqué Ali Belhadj au début de son discours. Durant son intervention qui a duré plus d’une trentaine de minutes, le N°2 de l’ex-front islamique du salut a tiré à boulets rouges sur les hauts officiers de l’armée, les accusant de tous les noms. Ce n’est pas la première fois que le premier responsable de la mort de près de 200 milles Algériens, s’en prend à l’institution militaire, qui a sauvé le pays de connaitre le même sort que l’Afghanistan, l’Irak, Libye ou le Yémen. Le responsable de la décennie noire a parlé de «Coup d’état» du 11 janvier 1992, faisant allusion à l’arrêt du processus électorale. Une façon pour justifier sa rébellion et celle de ces acolytes contre l’état et la création des groupes armés pour prendre le pouvoir par la force. Les Algériens ne sont dupes, ils savent très bien que le véritable Coup d’état a été préparé par son mouvement durant les années 1990. Pendant cette époque, les dirigeants du parti dissous avaient pour objectif l’élimination de la République et l’instauration d’un état islamique. C’est le même programme et la même idéologie des partis islamistes qui par l’instrumentalisation de l’islam voulaient s’accaparer du pouvoir. Ali Belhadj et consorts ont assuré à l’époque la politique aux groupes armés terroristes à savoir : Armé Islamique du Salut (AIS), Groupe Islamique Armé (GIA), Groupe Salafiste Pour la Prédication et le combat (GSPC) etc. Ces appellations ont été changées pour redevenir aujourd’hui, Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), Les signataires par le sang (Al Mourabitoune). Les terroristes de ces organisations armées criminelles étaient tous des militants de l’ex-Front Islamique du Salut, dirigées par Abassi Madani et Ali Belhadj. Si les appellations changent, l’idéologie et les objectifs sont les mêmes. Les crimes commis par ces fanatiques contre le peuple Algérien dans les années 1990 sont similaires aux massacres perpétrés aujourd’hui par le dit « Etat Islamique», plus connu de «Daech». Grâce aux sacrifices des éléments des forces de sécurité qui sont les «Enfants du peuple», le terrorisme a été vaincu et l’Algérie a été sauvée. Cet état de fait n’a pas été apprécié par Ali Belhadj et consorts qui continuent toujours de «Souffler sur les cendres» pour tenter de raviver les flammes éteintes il y’a plusieurs années. Même si cet état de fait est pour l’instant difficile à se réaliser, la vigilance s’impose. Le gouvernement doit agir pour ne pas tomber dans le laxisme ce qui profitera aux ennemis de la nation que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. En plus de l’application stricte des lois de la République, une véritable lutte devrait s’accentuer contre l’intégrisme religieux, anti chambre du terrorisme.

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