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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 19:44
Lutte antiterroriste en Algérie : Bilan de l'année  positif des forces de sécurité

CAliquez sur le lien pour lire en PDF l'article sur le journal Page 1 et 3 :

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2016-01-03/lnr.pdf

Les forces de sécurité ont enregistré durant l’année précédente 2015, un bilan positif dans la lutte antiterroriste. De nombreux criminels ont été éliminés, des réseaux dormants démantelés et une quantité d’armes de guerre ont été récupérés. Malheureusement, cet de fait est insuffisant pour le détruire définitivement car le terrorisme ne pourrait être éradiqué qu’à partir de ces racines.

Depuis le mois de janvier dernier, 126 terroristes (70 abattus, 36 arrêtés et 20 repentis) ont été mis hors d'état de nuire sur l'ensemble du territoire. Le bilan fait ressortir aussi l'arrestation de 97 membres de soutien et la récupération de 225 armes de guerre, ainsi que le démantèlement de 354 casemates et la destruction de 830 engins explosifs de fabrication artisanale. Concernant la lutte contre le crime organisé, on note l'arrestation de 1.195 personnes, ainsi que la saisie de 314 armes de guerre et de lots de munitions de différents calibres. Cette détermination à combattre le terrorisme, c'est le chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d’Armée Ahmed Gaid Salah qui l'a réaffirmé lui-même en faisant valoir que l'Algérie a déployé des "forces et des moyens considérables pour renforcer les dispositifs de défense et de protection de ses frontières et pour lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité organisée transfrontalière". L'expérience algérienne dans la lutte contre le terrorisme, devait être portée à la connaissance de la communauté internationale, confrontée plus que jamais au phénomène du terrorisme transnational, et c'est ce qui fut fait en 2015 avec la remise au système onusien d'un manuel sur le concept de la "dé-radicalisation" et la lutte contre l'extrémisme violent. Ainsi familière du combat contre le terrorisme pour l'avoir vécu dans sa chair, l'Algérie est devenue peu à peu un partenaire incontournable dans ce domaine désormais à portée internationale. Consultée par les pays voisins, africains, arabes ou surtout par les puissances occidentales, qui ont découvert tardivement les effets dévastateurs de ce phénomène universel, l'Algérie a multiplié en 2015 les approches en coopération avec ses partenaires pour la restauration de la paix dans les différents foyers de tension touchés par la guerre et le terrorisme. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry n'a pas manqué récemment de saluer le rôle "constructif" et "bénéfique" de l'Algérie dans la lutte mondiale contre le terrorisme, exprimant la disposition de son pays à travailler en "étroite collaboration" avec l'Algérie dans ce domaine. De son côté, le président russe Vladimir Poutine s'est félicité fin octobre dans un message au président Bouteflika, que l'Algérie soit "un des Etats influents du monde musulman", exprimant la disponibilité de son pays à collaborer étroitement avec l'Algérie sur différentes questions régionales et internationales, notamment le règlement de la crise syrienne et la lutte contre le terrorisme. Il faut dire que l'Algérie et de nombreux pays et organisations internationales se sont montrés cette année encore plus préoccupées par l'aggravation de la menace terroriste et les risques sérieux qu'elle fait peser sur la paix et la sécurité régionales et internationales, ce qui nécessite une riposte "globale", une stratégie "cohérente" et au long cours ainsi que des "synergies" entre les pays engagés contre ce fléau. Au lendemain notamment des attentats de Paris et de Bamako, l'Algérie a tout naturellement exprimé sa solidarité aux Français et aux Maliens et appelé à renforcer la coopération contre le terrorisme. "Ce fléau appelle une réaction solidaire de toute la communauté internationale, sous l'égide des Nations Unies, une réaction qui se doit également d'être lucide pour éviter une fracture civilisationnelle à travers le monde et à l'intérieur des pays, ce qui est l'un des buts recherchés par les commanditaires du terrorisme", a plaidé à l'occasion le président Bouteflika. L'adoption récente par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution appelant à l'action résolue contre l'organisation terroriste autoproclamée "Etat islamique" (EI/Daech) est venue conforter la position de l'Algérie en faveur d'une "riposte globale" et déterminée. Cheval de bataille de l'Algérie en matière de lutte collective contre la terreur, le principe d'une coordination internationale par l'assèchement des sources de financement du terrorisme, l'interdiction du paiement de rançons et la lutte implacable contre les trafics d'armes et de drogue a fini par s'imposer comme une nécessité absolue au fil des drames vécus en direct par l'humanité au cours de l'année qui s'achève. En somme, le terrorisme en Algérie a été grièvement blessé, il agonise et ne lui reste que de l’achever. La balle se trouve dans le camp des politiciens qui sont dans l’obligation d’instaurer une politique adéquate et durable afin de le détruire définitivement à partir de ses racines

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