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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:05
Pour que nul n’oublie :  Abdelhak Benhamouda, ce grand « Homme» qui s’est sacrifié pour l’Algérie

Lire l'article en PDF sur le journal "La nouvelle République" Page 17 :

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2016-02-25/lnr.pdf

Pour que nul n’oublie, des « Hommes» avec un grand «H» mais également des femmes avec un «F» qui se sont sacrifiés pour l’Algérie. Parmi ces «Héros» les circonstances veulent que nous nous rendions aujourd’hui un hommage à un valeureux grand homme, il s’agit de feu Abdelhak Benhamouda.

En effet, il y a exactement 19 ans, des assassins sans foi et ni loi ont assassiné le patron de l’Union générale des travailleurs Algériens à Alger. Comme fut pour les autres martyrs de la République, les criminels islamistes ont visé l’Algérie à travers la personnalité de M. Abdelhak Benhamouda. Pour que nul n’oublie, nous sommes toujours obligés de rappeler les circonstances tragiques de l’assassinat de celui qui avec des milliers d’autres ont sauvé la République et l’Algérie. Le jour du 28 Janvier de l’année 1997 restera grave dans les mémoires de l’ensemble des Algériens intègres qui ont les mêmes idées et le même nationalisme que feu Abdelhak Benhamouda. Ce jour-là, vers les coups de 13 Heures 30, Si ABDELHAK quittait le siège de l’UGTA de la centrale syndicale ne savant pas que des criminels l’attendaient dehors. Au moment où il s’apprêtait à monter dans son véhicule, les lâches islamistes ont pris pour cible celui qui a dit «Non» à l’islamisation de l’Algérie. Touché par une pluie de balles, Abdelhak a riposté avec son arme, atteignant ses assaillants, qui prennent la fuite comme des rats en direction de Belcourt. Grièvement blessé Abdelhak est tombé dans les bras d’un de ses compagnons avant de prononcer ces derniers mots : «Khouya Kamel, Khadaouna». Mon frère Kamel, on a été trahis. Le garde du corps de M. Abdelhak Benhamouda, son chauffeur et le gardien du siège sont tombés également en martyrs. Avant ce drame, Abdelhak Benhamouda a échappé à plusieurs tentatives d’assassinats. En 1993, des criminels islamistes ont tenté de l’abattre au niveau de la cité Garady, à Kouba. Habités par la haine, les criminels ont assassiné son frère et son oncle à Constantine. A la veille de son assassinat, Abdelhak Benhamouda était l’invité de la Radio nationale Chaîne 1 diffusé en direct à 12 Heures. Les auditeurs, qui ont eu l’honneur d’écouter son intervention ont été convaincus qu’ils sont obligés de faire face au «Projet de la mort» que les intégristes voulait appliquer en Algérie par la force. « Nous les laisserons pas faire, il faut résister pour sauver la République et l’Algérie» a fait savoir Abdelhak. Les assassins de feu Benhamouda et de ses compagnons ont été jugés le 04 janvier 2005. La chambre criminelle du tribunal d’Alger a condamné à mort les 05 islamistes en l’occurrence Benzadi Djaafar, Samir Kamli, Djamel Sabr, Oulah Bachiri et Djamel Djimidi, qui étaient tous membres du groupe terroriste du FIDA.(Front Islamique pour le Djihad Armé. Durant ce procès, en l’absence d’une partie civile, l’avocat de Benhamouda ayant déclaré au président du tribunal que la valeur de Benhamouda et son combat pour l’Algérie, c’est le peuple algérien, qui aurait dû se constituer partie civile. Benhamouda, l’instituteur, le directeur, le cadre de la Fédération des Enseignants, le Secrétaire Général de l’UGTA, le valeureux défenseur de l’Algérie n’est pas mort. La preuve: Les vœux de Benhamouda ont été exaucés, la République a été sauvée et l’Algérie est restée debout. Abdelhak Benhamouda et les milliers des martyrs ont donné leurs vies pour sauver la République et pour l’Algérie. Les «Héros» de l’Algérie n’ont pas abdiqué à la peur des criminels des groupes armés qui par les couteaux et par les armes ont voulu imposer leur «Diktat» sur le peuple Algérien. Ils ont semé la mort dans les quatre coins du pays visant surtout les intellectuels, les éléments des forces de sécurité et surtout les journalistes. « La Douala Islamiya» sera instauré et ce même si nous serons obligés plus de 6 millions d’intellectuels, ont fait savoir ceux qui assurés la couverture politique aux groupes armés. Les sanguinaires de l’Armée Islamique du Salut (AIS) et les autres groupes armés islamistes tels que le GIA, GSPC, FIDA et autres se sont acharnés également sur des paisibles citoyens innocents. Après les assassinats individuels, les semeurs de la «Mort» ont redoublé de férocité, adaptant les assassinats collectifs. Qui ne se souvient pas des onze enseignantes assassiner le 27 septembre 1997. Elles avaient été tuées uniquement parce qu’elles avaient refusé d’obéir aux ordes des sanguinaires. Il était 15H passé, le véhicule à son bord les malheureuses enseignantes qui venaient à peine de terminer les cours à l’école située à Ain Adden dans la commune de Sidi Bel Abbes. Au niveau d’une pente, des hommes armées surgissent et font signe au chauffeur de s’arrêter. Sous les menaces de leurs armes, ils ordonnent aux enseignantes de descendre du véhicule. Terrorisées, les malheureuses institutrices poussent des cris et courent dans tous les sens. Les malheureuses institutrices savaient déjà qu’elles allaient mourir pour avoir refusé d’abdiquer aux ordres des terroristes, de s’arrêter d’enseigner surtout la langue française sous peine d’être exécutées. Le but de courir n’était pas l’intention des enseignantes de s’enfuir du moment que les criminels étaient armés et que l’endroit était totalement désert. Les pauvres institutrices ont choisi de mourir par les balles de leurs bourreaux afin d’éviter de se faire égorger. Malheureusement, les pauvres enseignantes furent rattrapées et leurs larmes et supplications étaient vaines. Sans aucune pitié, les criminels islamistes tranchèrent la gorge aux onze institutrices, les laissant sans vie et gisante dans une mare de sang. Nous pouvons également donner plusieurs exemples sur les méthodes utilisées par les acolytes des assassins de M Abdelahak Benhamouda. Les villageois de la commune de Ramka dans la wilaya de Tlemcen n’oublieront jamais le massacre de carnage commis par les sanguinaires. Près de 1100 habitants sans défense ont été tués en une seule nuit. Même les animaux n’ont pas échappés aux massacres et furent ce jour-là sauvagement massacrés. M. Abdelhak Benhamouda et les milliers de martyrs ont sauvé le pays des mains de ceux qui voulaient faire de l’Algérie un Afghanistan bis. Les raisons qui ont poussé ces fanatiques à prendre les armes contre l’état et contre le peuple sont simples. Leur but est de prendre le pouvoir par n’importe quel moyen afin d’instaurer un état théocratique « Dawla Islamiya» en Algérie. Malheureusement pour eux, cet état de fait ne pourrait pas se réaliser alors que l’Algérie renferme des milliers de talents de grande qualité dont des docteurs, chercheurs, ingénieurs, artistes, écrivains, journalistes etc. C’est la raison qui a poussé les intégristes à promettre de nettoyer l’Algérie de ces intellectuels et en priorité ceux qui s’opposent à leur idéologie désastreuse. Au cours d’une réunion, les leaders de ces fanatiques ont été unanimes : C’est ainsi que les «Egorgeurs» ont commencé de mettre leur sale projet en exécution en ciblant M’Hamed Boukhobza, Tahar Djaout, Mahfoud Boucebssi, Djilali Liabes, Salah Djebaili etc. La liste des journalistes assassinés a dépassé la centaine dont certains n’ont pas été retrouvé jusqu’à ce jour. Ne s’arrêtant pas là, les sanguinaires ont juré de détruire le pilier essentiel sur lequel repose la république à savoir l’ANP et l’ensemble des éléments des forces de sécurité, tous corps confondu. Constatant que la majorité du peuple a refusé d’adhérer à leur projet, ils n’ont pas manqués d’assassiner les milliers de citoyens. En somme, les assassins d’Abdelhak Benhamouda ont échoué d’instaurer leur projet de la mort. Repose en paix Abdelhak, les Algériens sont témoins de ton patriotisme et de ton amour pour l’Algérie, ils ne t’oublieront jamais.

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