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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 20:12
Après avoir refusé de suivre la décision des pays du Golf, classant «Hezbollah» comme une organisation terroriste :    Les doigts pointés de nouveau vers  l’Algérie

Fidèle à ses principes, l’Algérie s’est démarquée de la décision des pays du Golf proposant à la ligue Arabe de qualifier la branche militaire Libanaise du «Hezbollah» comme étant une organisation terroriste. L’Algérie qui s’est abstenue au vote en compagnie du Liban et de l’Irak a par la voix de M. Ramatane Lamamra confirmé son opposition à cette décision, la qualifiant comme une ingérence dans les affaires intérieures des autres pays.

En effet, ce n’est pas la première fois que l’Algérie prend ses distances avec les pays arabes surtout lorsqu’il s’agit d’affaires, pour le moins que l’on puisse dire sont «Scabreuses». C’est le cas de cette proposition émanent par le dit «Conseil de coopération du Golfe» dont les pays membres sont : L’Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Koweït, Emirats arabes unis et Oman. Initiée par Riyad, le conseil de coopération du Golf a proposé au Conseil des ministres de l’Intérieur Arabes, réunie à Tunis de classer le Hezbollah comme organisation terroriste. Comme d’habitude, le «Oui» l’a emporté majoritairement. Seuls, trois pays, le Liban, l’Irak et l’Algérie qui se sont opposés. Pour le Liban, il est impossible de d’accepter cette proposition du moment que le Hezbollah est un parti politique et fait partie du gouvernement. En ce qui concerne l’Irak, ce pays qui a balancé vers le courant «Chiite» depuis la chute de Saddam Hussein, est contraint de se ranger aux côtés des régimes des «Ayatollahs». Pour l’Algérie, elle ne pourrait pas adhérer à cette proposition, considérant simplement que l’organisation visée, fait partie d’un gouvernement d’un pays souverain à savoir le Liban. S’exprimant à ce sujet, le Ministre des affaires étrangères M. Ramtane Lamamra a fait savoir que l’Algérie refuse de s'exprimer en lieu et place des Libanais dans une affaire qui les concerne. « Le Hezbollah est un parti Libanais politico-militaire du Liban et l’Algérie ne pourrait pas s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain», a déclaré M. Ramtane Lamamra à la presse. A ce même sujet, l’Algérie et par la voix du porte-parole du Ministère des affaires étrangères, confirme officiellement sa position sur cette affaire. Dans une déclaration à l’agence officielle de presse, M.Benali Cherif a indiqué, qu'"il y a lieu de rappeler, d’abord, que le Hezbollah est un mouvement politico-militaire qui fait partie du paysage social et politique du Liban et qui participe aux équilibres fragiles patiemment et laborieusement négociés dans ce pays, notamment en vertu des Accords de Taëf auxquels il a été partie prenante". "Toute décision concernant ce mouvement doit, donc, émaner des Libanais eux-mêmes. L'Algérie, pour qui la non-immixtion dans les affaires internes des autres pays est l’un des principes directeurs de sa politique étrangère, s’interdit toute interférence dans ce dossier et refuse de s’exprimer en lieu et place des Libanais dans une affaire qui les concerne d’une manière exclusive", a-t-il souligné. "Ceci dit, il est clair que ce mouvement, membre de la coalition gouvernementale et acteur au niveau du Parlement libanais dans lesquels il compte de nombreux représentants, a lui également le devoir de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres et d’éviter toute implication dans la déstabilisation de son environnement", a-t-il précisé. "L’Algérie continuera, pour sa part, à agir pour éviter les dissensions et renforcer la solidarité entre les pays de la sphère arabo-musulmane", a ajouté le porte-parole du MAE. Pour Rappel seulement, l’Algérie a refusé dans le passé de donner sa voix lors de la réunion de la ligue Arabe, pour une intervention étrangère en Libye à l’époque de Kadhafi. Elle a encore fait de même avec la Syrie, refusant de reconnaitre l’opposition à la place du régime de Bachar Al Assad. C’est le même cas pour le Yémen où l’Algérie n’a pas voulu s’impliquer dans un conflit mettant aux prises des parties d’un même pays, refusant de participer à la coalition Arabe militaire. En somme, comme fut dans le passé, des doigts accusateurs vont se pointer une nouvelle fois vers l’Algérie en raison de ses positions politiques qui ne plaisent pas aux autres. Cet état de fait intervient et ce même si le temps a fini donné raison à l'Algérie, il suffit simplement de voir ce qui se passe actuellement dans les pays où notre pays a refusé de s’impliquer.

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LE JOURNAL DES INFOS
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