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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 22:36
«Dawla Islamiya» Etat Islamique en Algérie :  Les Islamistes  y croient toujours

Malgré le revers subit par le Front Islamique dissous dans les années 1990, les autres mouvements islamistes y croient toujours et attendent avec impatience, le jour «J» pour instaurer un état Théocratique «Dawla Islamiya» en Algérie. Pourtant l’ensemble des partis islamistes exercent en contradiction avec les lois de la République, notamment l’article 42 de la constitution.

Photo : Une récente manifestation d’islamistes à Alger

En effet, à l’instar de l’ensemble des partis politiques dans le monde, le but recherché par les mouvements islamistes en Algérie consiste à arriver au pouvoir. En réalité, cet état de fait n’est qu’une première étape car l’objectif principal de ces organisations consiste à instaurer un état théocratique à savoir «Dawla Islamiya». Exerçant sous diverses appellations et sous couvert de plusieurs mouvements politiques, les islamistes rêvent toujours d’instaurer un état théocratique en Algérie, «Dawla Islamiya». D’ailleurs, les dirigeants de ces mouvements ne le cachent pas, ils le disent haut et fort. « Notre but est d’édifier un état islamique» a indiqué à la presse Abdellah Djeballah, président du MPR (Mouvement pour la réforme nationale). Ce n’est pas une surprise, le premier responsable de ce mouvement fondateur de plusieurs mouvements islamistes dont Ennahda, El Islah (Mouvement pour la réforme nationale), le FDJ (le Front de la justice et du développement (El-Adala)a et enfin le MPR (Mouvement pour République) est l’un des représentants de l’organisation des frères Musulmans en Algérie. La majorité des dirigeants des autres mouvements islamistes dont le MSP, l’ex- HAMAS sont également issus de la confrérie des frères Musulmans. A son jeune âge (15 ans), alors qu’il était encore au Lycée Abdellah Djaballah est tombée dans les filets de l’islamisme international. En 1974, il créa avec quelques étudiants un mouvement secret lié aux frères Musulmans. Il était également membre de la «DAAWA EL ISLAMIYA» dirigée par le Cheikh Ahmed Sahnoun. Plusieurs cadres islamistes des autres mouvements en Algérie se disputent jusqu’à aujourd’hui la représentativité de la Confrérie des fréres Musulmans. «Je suis le premier Algérien qui représente les frères Musulmans en Algérie et j’ai fait de la prison pour la circonstance», ne cesse de répéter Abdellah Djabbalah. Plusieurs dirigeants des frères Musulmans ont profité de leurs séjours en Algérie pour tenter de rassembler les responsables islamistes mais en vain. Abdellah Djabbalah e denier était depuis l’année 1977 en contact avec les leaders islamistes que ce soit en Syrie ou en Egypte dont nous pouvons citer Cheikh Mohamed Kotb, Saïd Houa et l’Egyptien Hassane El Banna. Ce dernier était pour beaucoup dans l’endoctrinement d’Abdellah Djabbalah et des dizaines d’Algériens. Ces derniers mois, les frères Musulmans sont harcelés en Egypte et dans plusieurs autres pays tels que la Syrie, l’Egypte et la Jordanie. En Egypte, la Confrérie des «Frères Musulmans» a été dissoute et déclarée organisation terroriste par l’état Egyptien. En Syrie, les frères Musulmans ont également essuyé un grand revers et n’existent pratiquement plus. C’est la même chose en Jordanie où les forces de sécurité jordaniennes ont fermé cinq locaux des Frères musulmans, au lendemain de la fermeture de ses quartiers généraux à Amman et Jerash. Les forces de sécurité ont scellé « à la cire rouge » le siège du groupe à Al-Ramtha et Irbid (nord), Mafraq (est) ainsi qu’à Karak et Madaba (sud). Cette annonce porte à sept le nombre de centres des Frères musulmans fermés par les forces de sécurité jordaniennes. Ce n’est pas le cas pour l’Algérie où les mouvements qui assurent la politique aux groupes armés islamistes continuent d’exercer en contradiction avec les lois de la République. L’article 42 de la constitution est clair: « Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti. Ce droit ne peut toutefois être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, aux valeurs et aux composantes fondamentales de l'identité nationale, à l'unité nationale, à la sécurité et à l'intégrité du territoire national, à l'indépendance du pays et à la souveraineté du peuple ainsi qu'au caractère démocratique et républicain de L'Etat. Dans le respect des dispositions de la présente Constitution, les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexes, corporatistes ou régionaux. Les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés à l'alinéa précédent. Toute obédience des partis politiques, sous quelque forme que ce soit, à des intérêts ou parties étrangers, est proscrite. Aucun parti politique ne peut recourir à la violence ou à la contrainte, quelles que soient la nature ou les formes de celles-ci. Malgré leur interdiction, ces mouvements continuent non seulement d’exercer mais ont dépassé largement les lignes rouges. Ils le disent eux-mêmes, notre objectif et de créer une « Dawla Islamiya» en Algérie. En d’autres termes, ils préparent la destitution de la république démocratique pour y instaurer un état Théocratique. En somme, il est temps pour les autorités du pays d’agir pour mettre un terme à ces partis crées dans l’anarchie avant qu’il ne soit trop tard. Les dossiers de ces mouvements qui représentent une menace constante pour le peuple et pour le pays devraient être déposés sur la table de la justice en vue d’une procédure de dissolution.

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