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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:38
Santé (Algérie) : Une fonctionnaire licenciée pour avoir… fait appel à la justice
Lire l'article en PDF sur le journal "La Nouvelle République" page "Echos":

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2016-04-25/lnr.pdf

Une fonctionnaire de l’EPH (Entreprise public de santé) d’Aïn Touta, wilaya de Batna, aurait été démis de ses fonctions pour avoir fait appel à la justice dans une affaire l’opposant à l’administration de l’hôpital.

Dans une correspondance adressée au ministère de la Santé et aux autorités du pays (une copie est en notre possession), la dame en question parle de «hogra», qualifiant son licenciement de violation des lois en vigueur. «Le seul mal que j’ai fait est d’avoir saisi le tribunal, réclamant son arbitrage dans une affaire m’opposant à l’administration de l’hôpital», a-t-elle fait savoir. Nous avons pris attache avec la plaignante qui a ajouté qu’elle a été suspendue de ses fonctions avant même que la justice ne rende son verdict pour n’avoir pas respecté la voie hiérarchique. «J’ai saisi le tribunal le 5 octobre 2015, j’ai été suspendue le 1er décembre 2015, soit trois mois avant que le tribunal ne rende son verdict à savoir le 8 mars 2016», a-t-elle expliquée. «Je ne savais pas que lorsque quelqu’un voulait déposer plainte ou saisir la justice, il fallait passer obligatoirement par son adversaire», a-t-elle ajoutée. Notre interlocutrice a déclaré qu’elle n’a même pas été entendue par la commission de discipline. «Pour être très claire, la directrice m’a demandé de libérer le logement de fonction, chose que j’ai refusée. C’est la raison qui a poussé la directrice à me suspendre et de demander mon licenciement afin de faire d’une pierre deux coups», a-t-elle expliquée. Pour en savoir plus à ce sujet, nous avons pris attache avec la directrice de l’hôpital d’Aïn Touta, qui a donné sa version des faits. Cette dernière a tout d’abord rejeté en bloc les déclarations de la fonctionnaire, indiquant qu’après avoir été suspendue de ses fonctions, la plaignante a été réintégrée à son poste. «Elle (la fonctionnaire) a été réintégrée et n’a pas voulu travailler et depuis; elle demeure en abandon de poste», a-t-elle ajouté. En réponse aux déclarations de la directrice, la fonctionnaire a indiqué que cela est totalement faux et qu’elle n’a jamais été appelée à reprendre son travail depuis sa suspension. De son côté, le directeur de la santé de la wilaya de Batna a indiqué que ses services ont été destinataires d’une copie du courrier de la plaignante, indiquant que cette affaire devrait être résolue, conformément aux lois en vigueur. En somme, l’ensemble des courriers adressés par la plaignante aux autorités du pays est resté, selon elle, sans réponse. Cette dernière souhaite que son affaire soit prise en considération par la tutelle et qu’elle soit réintégrée dans son poste. Signalons que cette affaire de licenciement après plusieurs années de travail n’est pas l’unique du genre. Une autre cadre de l’Algérienne des eaux de Khenchela licenciée après 26 ans de service attend toujours que son cas soit régularisé, mais en vain.

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