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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 22:04
Algérie : Quand les «Salafistes» dictent leur loi

Exerçant dans la l’illégalité, les militants du courant salafiste profitent du mois du ramadhan pour violer les lois de la République, imposant leur idéologie et leur dictat à tout le monde. Ne disposant d’aucune autorisation pour le faire, les membres de cette organisation clandestine dirigent des prières de «Tarawihs» et procèdent à la distribution des produits alimentaires dans la rue.

En effet, le ramadhan est redevenue en quelque sorte la période ou selon certains énergumènes la période où tout est permis. Ce qui est encore très grave est que cette catégorie de personnes ne recule devant rien, allant jusqu’à bafouer des lois de la République. Pour justifier cet état de fait, on vous explique que c’est le ramadan, qu’ils font le jeûne et veulent gagner selon eux les «Hassanates», c’est-à-dire les bonnes actions. Si tels est le cas, cet état de fait pourrait se faire sans que se permettre de bafouer les lois de la République. Quel est alors le véritable objectif recherché lorsque la prière des «Tarawihs» est organisée dans la rue ? Il est de même pour la distribution des produits alimentaires sans aucune autorisation. Certains organisent la rupture du jeûne dans la rue et proposent des « Ftours» aux usagers de la route. Nous avons posé la question aux organisateurs à l’origine de ces initiatives, écoutons leurs réponses : « En ce qui concerne les prières des soirées (Tarawihs), premièrement, il fait chaud à l’intérieur des mosquées alors que dehors, les fidèles pourraient accomplir la prière à l’aise». Quant à la distribution de la nourriture pendant la rupture du jeûne, ce ne sont uniquement que des actions de bienfaisances ». Les arguments avancés par nos interlocuteurs pourraient être valable et pris en considération si toutefois ces actions ont été organisées par des associations et organisations homologuées et ayant des statuts délivrés par les autorités compétentes. Comme l’ensemble des pays, l’Algérie est gérée par des institutions et disposent des lois de la république qu’il faut respecter. Dans le cas contraire, ce sera la «jungle» et n’importe qui fait tout ce qui lui semble bon et ce même si cet état de fait pourrait nuire à la sérénité et la sécurité des biens des citoyens et de l’état. Au sujet des «Tarawihs» et de la chaleur dans les mosquées que nos interlocuteurs voulaient justifier pourraient être valable si toutefois nous sommes dans les époques antérieures aux années 1980. Fort-heureusement, ce n’est pas le cas, la technologie a avancé ce qui a permis à l’utilisation des climatiseurs non seulement dans les appartements, les chambres d’hôtels, cafés restaurants, les grandes surfaces. En Algérie, la majorité des mosquées est équipée de ces appareils, installés spécialement pour faire à la chaleur en été ou au froid en hiver. En second lieu, les prières des « Tarawihs» sont organisées durant la nuit et non pas à midi ce qui explique que la température tombe et n’est pas la même que celle de la journée. Donc, la thèse évoquée par les organisateurs d’accomplir la prière des «Tarawihs» dans la rue n’est pas valable. Imaginons que certaines mosquées ne sont pas dotées de climatiseurs, il n’existe aucune loi qui autorise l’accomplir des prières des « Tarawihs» dans la rue pour échapper au froid, la chaleur ou même si la ville en question ne dispose pas de lieu de culte. Néanmoins, pour d’autres considérations, les autorités locales pourraient délivrer des dérogations lorsqu’ils estiment que l’évènement en question ne présente pas de risque. Sachant que les autorités locales du pays ne délivrent pas de telles autorisations, les hors la loi exploitent le mois de jeûne pour tenter de franchir ce qui est interdit par les lois de la république. C’est le cas de ce qui se passe ces dernières soirées dans la cité Lescure dans la ville d’Oran où les prières des «Tarawihs» sont organisées dans une place publique au milieu des grands immeubles. Ceci dit que les individus à l’origine de cet attroupement sans autorisation ont commis une infraction à la loi sans pour autant craindre les sanctions qui pourraient intervenir. Selon des sources autorisées, c’est un chef islamiste responsable dans le courant Salafiste qui a osé défier les autorités locales de la wilaya d’Oran. Ce dernier qui selon nos interlocuteurs a été averti à plusieurs reprises continuent de faire la sourde oreille, défiant les autorités locales. « Nous avons signalés cet énergumène à qui de droit mais l’individu en question trouve que personne ne peut l’empêcher de faire ce qu’il veut. A chaque fois, il fait venir des militants de ce courant et organisent des prières dans une petite salle de prière «Mossala», a-t-il fait savoir. Ce n’est pas la première fois que ce chef salafiste prend en otage toute la cite Lescure Lors de la fête des sacrifices de l’année écoulée, le même individu a organisé la prière de l’Aïd dans cette même place. Après la prière, les centaines des militants de ce courant ont scandé des slogans politiques avant que certains n’escaladent sur les terrasses des bâtiments sous les cris d’’Allah Ou Akbar, Dieu est grand. C’est le même cas dans la vielle ville d’Ali Mendjelli (Constantine) , ou les prières de la soirée El Ichaa et Tarawihs se déroulent depuis le début du Ramadan dans la rue. En lieu et place de la mosquée fermée pour des travaux de réfection, les prières sont organisées dans la place si El Haoues. Même si les organisateurs ont demandés et obtenus l’autorisation, cela ne pourrait pas justifier de faire la prière dans la rue, qui est une infraction aux lois de la République. Chaque soirée, des tapis sont posée à terre et des deux haut-parleurs ont été installés à l’extérieur de chaque côté de la place. De telles scènes nous fait rappeler les années de la décennie noire et que l’Algérie paie encore les conséquences de cette tragédie. Toujours et dans ce mois de Ramadhan, il a été constaté la distribution de nourritures surtout pendant la rupture du jeûne par des inconnus dans plusieurs villes d’Algérie. Cet état de fait pourrait être un «Non évènement» dans la mesure où les auteurs de ces actions activent dans un cadre règlementaire. Nul ne peur crier au scandale dans le cas où des membres d’une association caritative décident de distribuer des repas pendant la rupture du jeûne aux personnes, familles nécessiteuses ou à des usagers de la route. Même si un groupe de citoyen décide de faire ce genre d’acte de bienfaisance pourrait le faire mais il faudrait demander et obtenir une autorisation des autorités compétentes. Malheureusement, ce n’est pas le cas, plusieurs associations non agrémenté où leur dossier rejeté par l’administration défie les autorités du pays et exercent dans l’illégalité Plus grave encore, certains chefs autoproclamés de ces mouvements activent dans les réseaux sociaux et lancent des incitations à la rébellion et à la violence. A travers sa page Facebook, l’émir de ce mouvement a récemment versé son venin contre une catégorie d’Algériens, critiquant leur façon de vivre. A travers une vidéo posté sur sa page en compagnie de deux barbus, cet énergumène s’est adréssé aux jeunes Algériens leur reprochant d’avoir mis des boucles d’oreilles et de se coiffer comme des femmes, selon lui. Si cette état de fait n’est pas une incitation à la violence, c’est quoi alors ? Dans un autre pays, les genres de cet individu qui sont nuisibles et qui représentent un danger pour la société seront immédiatement interpellés pour s’expliquer devant la justice.

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