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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 22:21

LE GOUVERNEMENT ÉGYPTIEN EST ACCUSÉ PAR L’OPPOSITION D’AVOIR ACCEPTÉ L’OFFRE ÉMANANT DE TRIPOLI (LIBYE) FAISANT ÉTAT DE L’EXTRADITION DES PROCHES ET DES EX- DIPLOMATES SOUS LES ORDRES DE MOUAMMAR KADHAFI CONTRE DES COMPENSATIONS FINANCIÈRES. UN MONTANT DE 2 MILLIARDS DE DOLLARS AURAIT ÉTÉ VERSÉ PAR LA LIBYE CONTRE L’EXTRADITION DE 3 PRO-KADHAFI DONT UN CERTAIN «QADDAF AL-DAM», A INDIQUÉ L’OPPOSITION ÉGYPTIENNE.

 

Selon M. Ahmed Khiri, cadre d’un mouvement politique en Egypte «Le parti des Egyptiens libres», l’extradition des opposants libyens est un acte de «mercenariat». De son côté le gouvernement égyptien a indiqué qu’il a procédé à l'extradition vers la Libye de deux anciens responsables du régime déchu de Mouammar Kadhafi. Les deux ex-responsables sont accusés par le gouvernement égyptien de corruption. Il s’agit de l'ancien ambassadeur de Libye, Ali Maria et Mohammed Ibrahim, le frère d'un ex-responsable libyen Ahmed Ibrahim. Ces derniers avaient été arrêtés au Caire le 19 mars avec un cousin de Mouammar Kadhafi, Ahmed Qaddaf al-Dam. Les deux hommes ont été remis à l'aéroport du Caire à un responsable judiciaire libyen venu en avion privé avec une escorte de trois militaires. M. Qaddaf al-Dam est quant à lui, toujours au Caire, où le procureur général Talaat Abdallah a ordonné sa détention pendant 30 jours pour les besoins de l'enquête. A Tripoli, le porte-parole du procureur général, Taha Baara, avait déclaré lors de ces arrestations que la Libye avait lancé un mandat d'arrêt international contre Ali Maria et Mohammed Ibrahim pour «crimes financiers». M. Qaddaf al-Dam est quant à lui recherché pour «falsification de documents». Le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, avait aussi affirmé que les trois hommes étaient recherchés pour des actes «hostiles à la révolution libyenne». Titulaire d'un statut de résident en Egypte et en charge de superviser les liens le Caire-Tripoli, Ahmed Qaddaf al-Dam avait cependant annoncé qu'il démissionnait de toutes ses fonctions après le début en février 2011 de la révolte contre Mouammar Kadhafi, renversé et tué après sa capture par les rebelles en octobre 2011. Avant cette opération d’extradition d’opposant libyen, la Tunisie a également «vendu» au mois de juin dernier l'ex-Premier ministre libyen, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi. Le gouvernement tunisien n'a respecté «ni la loi, ni les règles humanitaires, ni les droits de l'Homme», a accusé M. Kourchid. «Le pire, c'est que la Présidence n'était pas au courant», a-t-il souligné. L’extradition des opposants libyens vers la Libye est contraire aux lois internationales et les conventions relatives au statut de réfugiés, ont indiqué des organisations non gouvernementales. En réponse aux accusations de l’opposition, le gouvernement égyptien a rejeté cet état de fait. En revanche, les responsables libyens ont indiqué qu’ils ont décidé d’aider le gouvernement égyptien d’une somme dépassant les 2 milliards. Sans commentaires.

 

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