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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:15

 

Un proverbe populaire disait : « Tu donne un doigt, ils te prennent la main, tu leur donne la main, ils te prennent le bras entier». C’est le cas des dits « révolutionnaires» en Egypte qui, après avoir demandé le départ du Président Moubarak et du gouvernement, ils demandent aujourd’hui, le départ du premier responsable de l’institution militaire.   moubarak tantaoui.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Après moi, çà sera votre tour semble dire Moubarak à Hussein Tantaoui



En effet, lors des manifestations de janvier et Février 2011, les éléments de l’armée qui en principe devraient appuyer les forces de police se sont rangés indirectement aux côtés des manifestants. Tout le monde a lu, les insultes écrites par les manifestants non pas sur les banderoles mais sur les flancs des chars de l’armée. Comment expliqué que des injures visant le Premier responsable de l’état soient écrites sur les côtés des Tanks des militaires, la premiére institution du pays et le plus grand pilier de l’état ? Les responsables militaires ont fait le mauvais choix à savoir : l’abdication devant la rue. Hier la place «Tahrir» qui, protégée par les militaires a réussi à faire tomber le «Raïs», c’est la même place aujourd’hui qui réclament la tête du chef des militaires. Le fameux slogan « le peuple veut la chute du Président» s’est reconverti en « Le peuple veut la chute du maréchal». Hussein Tantaoui, le chef du conseil militaire qui assure la direction du pays doit partir ont scandé des milliers de manifestants à la place de «Tahrir».  Les démissions de Moubarak, du premier Ministre, des membres du gouvernement, les procès ouvert contre Moubarak, les ex-ministres et l’emprisonnement de plusieurs cadres de la police, la dissolution de la sécurité militaire et la nomination d’un chef du gouvernement à partir de la place ne semblent pas calmer la rue. Les manifestants occupent depuis trois jours la place «Tahrir» et les autres places de plusieurs villes Egyptiennes. Pas question de partir avant que le maréchal ne part, insistent les révolutionnaires. En fin de soirée des milliers de manifestants encerclent le siège du gouvernement. Si le maréchal cède, à qui sera le tour ?

 

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LE JOURNAL DES INFOS
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