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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 22:15

Après avoir marchandé durant plusieurs mois l’extradition de l’ex-chef des renseignements à ses frères ennemis, les autorités mauritaniennes ont finalement remis Abdallah Senoussi aux nouvelles autorités libyennes.

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Ainsi, la Mauritanie et le deuxième pays qui a violé les lois internationales des droits de l’homme, en livrant un homme politique à son pays et ce, malgré qu’il risque d’être torturé ou assassiné. L’extradition de l’ex-chef de renseignement libyens aux nouvelles autorités de son pays et une violation flagrante des droits de l’homme et des lois internationales relatives aux réfugiés politiques. Aux termes des stipulations de l'article 33 de la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés à Genève le 28 juillet 1951, et rendue exécutoire à Monaco par ordonnance n°996 du 2 août 1954. Les lois en vigueur stipulent, je cite : «Aucun des États contractants n'expulsera ou ne refoulera de quelque manière que ce soit un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ces opinions politiques. L’ex-chef des services de renseignements qui a fui son pays par peur d’être assassiné ne pourrait en aucun cas être extradé vers son pays d’origine. Normalement, même si les autorités mauritaniennes refusent de lui accorder l’asile politique, il devrait lui demander de trouver un pays d’accueil. Certaines sources indiquent que la Libye a payé une forte somme contre l’extradition du chef des renseignements de l’époque Kadhafi. «Si ce n’est pas le cas, pourquoi alors les autorités mauritaniens n’ont pas remis Abdellah Senoussi à la Cour pénale internationale, du moment qu’un mandat d’arrêt international a été décerné contre lui ?» ont indiqué les mêmes sources. Le Libyen Al-Senoussi se trouvait en Mauritanie, où il avait été arrêté en mars, ou s’il avait déjà quitté le pays sous fausse identité. Beau-frère de l’ancien «Guide de la révolution» libyenne, Abdallah Al-Senoussi, un colonel, faisait partie du premier cercle entourant Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen déchu et tué en 2011. Recherché par la CPI et par la Libye, Abdallah Al-Senoussi a été arrêté en mars en Mauritanie. Il a été inculpé en mai à Nouakchott pour être entré illégalement et sous une fausse identité dans le pays. Le président mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz avait récemment indiqué qu’il serait jugé avant toute décision concernant son éventuelle extradition. La Tunisie a précédé la Mauritanie en extradant l’ex-Premier ministre libyen à l’époque de Mouammar Al-Kadhafi aux Libyens. L’opposition a accusé les autorités tunisiennes d’avoir remis Al-Baghdadi aux Libyens après avoir reçu une grande somme en contrepartie de son extradition.

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LE JOURNAL DES INFOS
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