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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 22:16

Fuyant son pays, l’ex-Premier ministre Mahmoudi Al- Baghdadi a été arrêté le 21septembre dernier à la frontière entre la Tunisie et l’Algérie avant qu’il ne soit emprisonné. A la demande du conseil national de transition, l’ex-Premier ministre sera livré à ces antagonistes à la suite d’un jugement rendu par la cour tunisienne. Par cette décision, la Tunisie vient de violer les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, ont indiqué plusieurs ONG. 

En effet, il ne reste qu’une mince chance pour que l’ex-Premier ministre échappe aux mains de ses «frères ennemis». A ce sujet, le dernier mot revient à l’actuel Président de transition Fouad Lembbazza de valider la décision d’extradition ou de la rejeté. Selon des sources politiciennes, des pressions venant de l’extérieur instruisent le président tunisien de transition à homologuer la décision de rapatrier contre son gré, l’ex Premier ministre Libyen. Avant cette décision de la cour, l’ex- Premier ministre a été condamné à six mois de prison pour avoir entré illégalement sur le territoire Tunisien  avant d’être à la suite d’un recours qu’il a introduit. Lors de l’audience du 8 novembre, le refus du juge de reporter le débat suite à un ajout de documents de dernière minute en provenance de Tripoli, a privé l’ancien premier ministre de tout nouveau délai. Et sa défense, en signe de protestation, a refusé de plaider. Pour son avocat, Me Mabrouk Kourchid, cette extradition est « une décision injuste, une décision politique. S'il lui arrive quelque chose en Libye, le système judiciaire tunisien en sera en partie responsable ». L’ONG Amnesty International avait déjà enjoint la justice tunisienne à ne pas extrader Al-Mahmoudi vers la Libye, par peur de représailles. Plusieurs organisations internationales des droits de l’homme demandent aux autorités Tunisienne de ne pas extrader Al-Baghdadi car il risque d’être torturé où exécuté. La crainte des ONG d’éventuelle persécution, torture où liquidation physique est tout à fait plausible. Les assassinats dont a fait l’objet le général Abdelfattah Younes, Colonel Kadhafi, plusieurs responsables politiques et des centaines de citoyens proches de l’ancien régime ne pourraient que justifier la peur des organisations des droits de l’homme sur la vie de l’ex-Premier Ministre Libyen.  

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LE JOURNAL DES INFOS
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