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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 08:31

Après avoir échappé à plusieurs tentatives de mort, le magistrat qui avait ordonné l’arrestation du général Abdelfattah Younes au mois de juin 2011 a été abattu par des inconnus à Benghazi. C’est le fils de la victime qui a donné l’information, indiquant que son père a été abattu alors qu’il se rendait à la mosquée pour accomplir la prière d’al-Ichaa. Selon certaines sources, la tribu du général Abdelfattah a décidé de faire justice elle-même après que les promesses du Conseil national de transition soient restées vaines.  

abdelfatah-younes.jpg

  

Photo : Le général Abdelfattah avait été ramené à Benghazi où il fut assassiné le 28 juillet 2011.  

Jomaa Hassan Al-Jazwi avait décerné un mandat d’arrêt à l’encontre du généralAbdelfattah Younes. Interpellé le 28 juillet 2011 par les ex-Thouars alors qu’il se trouvait au front, le général Abdelfattah a été ramené à Benghazi où il fut assassiné. Depuis, les responsables du CNT se rejettent la balle mais sans toutefois procéder à l’arrestation des auteurs de cet assassinat. Si au début de l’enquête un certain Walid Siwani est accusé d’être à l’origine de l’assassinat d’Abdelfattah, l’affaire rebondit et c’est le chef du CNT, Mustapha Abdeljalil qui est montré du doigt. Une source médicale à l'hôpital de Benghazi a précisé que le corps du juge a été transpercé par une balle l'ayant traversé de part en part. L’assassin de Younes Abdelfattah n’a jamais été élucidée et l’enquête lancée n’a pas donné de résultats. La tribu de la victime, les Obeidi, n’a cessé de réclamer sa vengeance et l’arrestation des responsables de cet attentat et les commanditaires. Le général Youssouf qui avait été rappelé du front en juillet 2011 avait été enlevé sur le chemin du retour pour répondre à la convocation et pour finalement le tuer de manière atroce dans des conditions très confuses. C’était l’un des compagnons d’armes de Kadhafi qui déposèrent le roi Idriss en 1969, mais il a très vite rejoint la rébellion en 2011 et se présentait comme probable chef de l’Etat après la chute du régime. Les islamistes, très présents dans les troupes des révolutionnaires libyens ne lui pardonnaient pas d’avoir engagé la répression contre leur mouvement en tant que ministre de l’Intérieur du gouvernement de Kadhafi. Il y a deux jours, des informations ont circulé faisant état d’un éventuel mandat d’emmener qui a été signé par le procureur à l’encontre de Mustapha Abdeljalil. Selon des sources médiatiques libyennes, un accusé fait prisonnier aurait reconnu avoir reçu des ordres du Président du CNT pour liquider physiquement le général Abdelfattah Younes. La tribu du général Abdelfattah Younes ont juré de venger la mort de leur fils par n’importe quel moyen, ont indiqué des sources proches des Obeïdi.

 

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LE JOURNAL DES INFOS
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