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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:25

Le nombre des détenus en souffrance dans les geôles des ex-rebelles avoisine les 10 000 personnes selon des sources non-gouvernamentales.

prisonnier libye.jpg
Parmi ces prisonniers se trouvent également des femmes et même des vieillards, selon la même source. Les organisations des droits de l’homme ont ajouté que les prisonniers en question sont détendus par les anciens rebelles dans des cellules collectives. Arrêtés avant et après la chute du pouvoir d’El-Kadhafi, ces prisonniers sont détenus sans avoir fait l’objet d’aucune procédure judiciaire. Des milliers de personnes ont été placées «dans une soixantaine de centres» contrôlés par des rebelles libyens. «Dispersés sur tout le territoire du pays, ils ne sont absolument pas adaptés à la détention de prisonniers.» Accusés d’être d’anciens mercenaires au service de l’ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, la plupart des prisonniers sont détenus depuis fin août dernier. Selon l’organisation Sawasiya, les détenus de ces «prisons» sont soumis à de mauvais traitements : coups de bâtons, séances d’électrochoc, brûlures de cigarettes... D’après les militants des droits de l’homme, cette attitude envers les prisonniers résulte du sentiment de vengeance nourri par les rebelles à l’égard des partisans de l’ex-leader libyen Mouammar Kadhafi. Ces détenus, dont certains sont originaires d’Afrique sub-saharienne, ne bénéficient d’aucun processus judiciaire. Et pour cause, les autorités libyennes n’ont pas encore mis en place de système capable de les juger. En novembre 2011, l’ONU a publié un rapport faisant état de plusieurs violations des droits de l’homme en Libye. Le document a notamment relaté que certains prisonniers détenus dans le pays étaient soumis à la torture et à des mauvais traitements. Seuls quelques prisonniers dont les parents auraient versé de l’argent aux chefs rebelles et aux geôliers ont été relâchés. Les journalistes et les organisations des droits de l’homme n’ont pas été autorisés à visiter ces geôles. Pour l’instant, seul un correspondant d’Al-Jazzera a été autorisé à interroger quelques prisonniers réunis dans une grande salle dont un vieillard qui avoisine les 80 ans.

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