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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 21:28

En réaction à l’interdiction du «Nikab» dans les salles de cours, des étudiants proches du courant Islamiste aidés par des dizaines de «Salafistes» ont bloqué la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités à la Manouba, empêchant la tenue des cours avant de séquestrer le doyen de la Faculté et 30 enseignants durant plusieurs heures. «L’autorisation du port du «Nikab» à l’université, la mise en place des lieux des prières et la séparation des garçons et des filles» tels sont les principaux revendications des protestataires.


faculté tunis.jpg

Photo : «L’université de la Manouba assièges par les islamistes»

En effet, Auparavant, le régime de Ben Ali a interdit l’ensemble des signes ostentatoires religieux dans les écoles. Après la «révolution», les responsables ont fermé l’œil sur le port du foulard, du Hidjab, de la barbe, mais uniquement en récréation. Cet état de fait n’a pas plu aux Islamistes qui exigent des responsables de l’université d’accepter non seulement le voile intégral, le «Nikab» ainsi que la mise en place des espaces pour l’accomplissement des prières et la séparation entre les garçons et de filles. Au même moment des dizaines de barbus et de femme en «Niqab» étrangers à la faculté scandaient «Allah ou Akbar» sous les fenêtres du doyen. A l’extérieur des véhicules conduits par des «barbus» approvisionnent les manifestants à l’intérieur de la faculté en couvertures, matelas et en produits alimentaires.

 

nikab tunisie.jpg

 

Photo : «Cette tenue ne peut pas permettre à l’identification de l’étudiante» s’est défendu le premier responsable de l’université.


Parmi les contestataires, des extras-étudiants vêtus en kamis, calotte et pantalons à mi-mollet ainsi que des filles voilées, gantées, certaines recouvertes du niqab ont pris possession du bâtiment de la direction de la Faculté. " Nous réclamons une salle de prières dans l'enceinte de la fac et le droit pour les filles en niqab de passer leurs examens et d'assister au cours", ont déclaré les protestants. Certains revendiquent la suppression de la mixité et la fermeture de la buvette. Des incidents similaires ont eu lieu à Tunis. Des «Salafistes » avaient envahi la Faculté des lettres de Sousse (est) pour une autre histoire de «niqab». A Gabes, des étudiants ont tenté d'imposer la non-mixité à la cantine scolaire de l'université. En l'absence d'un texte juridique spécifique sur le port du niqab, phénomène nouveau en Tunisie, les doyens de facultés peuvent s'appuyer sur une circulaire de 2005 obligeant à l'identification des étudiants. «Je ne peux pas accepter que des étudiantes composent avec visage caché» a indiqué à la presse le doyen de la faculté. Au cours de la deuxième journée des affrontements ont éclaté entre des étudiants qui bloquent la faculté d’une part et par d’autres universitaires qui voudraient composés. Depuis la chute du régime de Ben Ali, plusieurs étudiantes et professeurs non voilées ont fait l’objet de provocations et d’insultes de la part des militants islamistes au niveau des universités et écoles Tunisiennes. Réagissant à cette anarchie, le ministère de l'Enseignement supérieur a condamné "fermement" l'incident, affirmant que "tout recours à la violence est inadmissible et intolérable".

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LE JOURNAL DES INFOS
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