Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:58

QUATRE BALLES ASSASSINES ONT MIS FIN À LA VIE D’UNE FIGURE DE L’OPPOSITION, CHOKRI BELAID, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU PARTI DES PATRIOTES DÉMOCRATIQUES. SELON DES TÉMOIGNAGES, LES TUEURS ONT GUETTÉ LEUR VICTIME À LA SORTIE DE SON DOMICILE, AVANT D’OUVRIR LE FEU SUR LUI. ÉVACUÉ VERS LES URGENCES, IL DÉCÉDA QUELQUES MINUTES APRÈS DES SUITES DE CES BLESSURES. 

Blog de infoslibre : Infos du monde, Un chef de parti assassiné en Tunisie : Les intégristes passent à l'acte QUATRE BALLES ASSASSINES


 

PHOTO : LE FRUIT DU «PRINTEMPS ARABE»

 

Des Tunisiens accusent directement le parti islamique Ennahda et son bras armé «Les gardes de la révolution». Les proches de M. Belaid ont rapidement accusé les islamistes au pouvoir du crime, même si les dirigeants d’Ennahda ont également dénoncé «un acte de terrorisme». Après ce drame, le président tunisien Moncef Marzouki a annulé sa participation au sommet de l’Organisation de la coopération islamique au Caire pour rentrer en urgence à Tunis. Des milliers de manifestants se sont réunis devant le ministère de l’Intérieur à Tunis et la foule continuait de grossir en fin de matinée pour dénoncer le meurtre de Chokri Belaïd. Les manifestants scandaient des slogans contre le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, et chantaient l’hymne national face au ministère, situé sur l’avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la révolte de 2011. «Mon frère a été assassiné, je suis plus que désespéré», a indiqué à l’AFP le frère du défunt, Abdelmajid Belaid. Il a immédiatement accusé Ennahda d’être responsable du meurtre. «J’accuse Rached Ghannouchi d’avoir fait assassiner mon frère», a-t-il déclaré, sans plus d’explication pour étayer cette accusation. Selon l’épouse de l’opposant, s’exprimant sur la radio Mosaïque, il a été touché par plusieurs balles alors qu’il sortait de chez lui. Chokri Belaïd, 48 ans, critique acerbe du gouvernement actuel, avait rejoint cette année une coalition de partis de gauche, le Front populaire, qui se pose en alternative au pouvoir en place. Devant l’hôpital du quartier Ennasr de Tunis, où la dépouille de Belaid se trouve, une foule s’est réunie hurlant sa colère et accusant Ennahda ; «Le peuple veut une nouvelle révolution», «Ghannouchi sale chien», criait notamment le père de la victime, en larmes. Hamma Hammami, le chef du Front populaire et proche de Belaïd, a dénoncé un «crime politique». «Il a été commis par des partis politiques qui veulent enfoncer le pays dans le meurtre et l’anarchie. Tout le gouvernement et tout le pouvoir assume la responsabilité de ce crime odieux car les menaces contre Chokri et d’autres ne datent pas d’aujourd’hui», a-t-il déclaré. La Tunisie a vu se multiplier les violences sociales et politiques ces derniers mois. Plusieurs partis d’opposition et des syndicalistes ont accusé des milices pro-islamistes, la Ligue de protection de la révolution, d’orchestrer des heurts ou des attaques contre les opposants ou leurs bureaux. Les partisans de ce mouvement sont accusés notamment d’avoir tué en octobre un dirigeant régional du parti d’opposition Nidaa Tounès à Tataouine (sud). Par ailleurs, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, faute d’un compromis sur la future Constitution qui bloque l’organisation de nouvelles élections.

 

Partager cet article

Repost 0
LE JOURNAL DES INFOS
commenter cet article

commentaires