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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:16
Attentat terroriste de Djebel Chaâmbi (Tunisie) : L'empreinte de l'ex "GSPC"
Les Tunisiens sont toujours sous le choc après l’attentat perpétré contre une patrouille de l’armée et l’assassinat de 8 militaires à Djebel Chaâmbi, gouvernorat de Kasserine. La manière par laquelle l’opération terroriste a été exécutée et la façon barbare de l’assassinat confirment bel et bien la main des sanguinaires du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat).

Les informations que nous avons données précédemment (Voir la Nouvelle République du 9 mai dernier) à ce sujet commencent à se confirmer. La nébuleuse organisation terroriste issue de l’ex-FIS dissous à savoir «Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s’est bien installée en Tunisie. Comme nous l’avons déjà annoncé dans la même édition, Abdelmalek Droudkel, Alias Abou Moussaab Abdel Wadoud aurait même transféré sa base en Tunisie, plus précisément au Djebel Chaambi, théâtre de la dernière tuerie. Ce qui confirme la présence d’Aqmi en Tunisie. Les terroristes ont tout d’abord fait exploser une bombe sur le véhicule des militaires. Pris de panique et blessés, les militaires ont été criblés de balles par les terroristes qui se sont embusqués dans les buissons. Comme d’habitude, les éléments du groupe armé se sont jetés sur leurs victimes pour les égorger à l’arme blanche. Avant de s’enfuir, les criminels islamistes ont tout d’abord pris soin de déshabiller les victimes pour prendre leurs tenues militaires. Les armes des militaires, les cartes professionnels et les postes radios ont été également emportés par les éléments du groupe armé. Bien entendu, avant de s’enfuir, les terroristes ont pris la précaution de miner l’itinéraire qu’ils devraient emprunter pour assurer leur couverture. Il faudrait attendre pour vérifier, si oui ou non, les terroristes ont filmé l’attaque, pour le besoin de propagande sur les sites islamistes. Cette méthode d’attaque n’est autre que celle des sanguinaires de l’ex-GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Dans une récente déclaration, l’un des responsables tunisiens a indiqué que plusieurs étrangers figurent parmi les groupes armés de Djebel Chaambi. Il a estimé à une quarantaine, le nombre des terroristes d’Al-Qaida se trouvant dans cette région montagneuse située à quelques kilomètres des frontières algériennes. Ce chiffre serait plus élevé que celui donné par les autorités tunisiennes, selon des habitants des régions limitrophes à Djebel Chaambi. Les émeutes qui ont éclaté en 2011 que ce soit en Tunisie ou en Libye ont permis à des dizaines de terroristes de rejoindre les maquis tunisiens. En plus des groupes armés liés à l’ex-GSPC, plusieurs éléments islamistes armés liés au Groupe islamique des combattants libyens se trouvent également en Tunisie. Ces derniers jours des sources fiables ont rapporté que l’émir de cette organisation Abdelhakim Belhadj a été aperçu dans un hôtel à Djerba. Les mêmes sources ajoutent que des attentats contre la minorité d’étrangers et de lieux de cultes sont à craindre. Les événements qui seront célébrés en Tunisie et les actuelles querelles politiques, profiteraient aux fanatiques islamistes de frapper à n’importe quel moment. Ce qui est à craindre également ce sont les enlèvements et les assassinats qui pourraient avoir lieu en Tunisie, notamment après le dernier attentat de Chaambi. Les tenues militaires et les postes de radios (Talkiewalkie) soustraits aux militaires abattus serviront aux groupes terroristes pour dresser de faux barrages. Les forces de sécurité tunisiennes qui ne connaissent pas les procédés, les agissements et les manœuvres des groupes terroristes seront des cibles privilégiées des sanguinaires. Lors du dernier attentat de Chaambi, plusieurs soldats tunisiens qui ont voulu secourir leurs collègues furent blessés après l’explosion d’une bombe posée par les meurtriers. L’addition serait encore plus lourde dans le futur dans le cas où les militaires tenteraient d’intervenir, comme fut le cas à Djebel Chaambi. Après chaque opération terroriste ou attentat, les groupes armés islamistes ne quitteront les lieux qu’après avoir assuré leur retrait. Cette stratégie permettra non seulement aux criminels de s’enfuir mais également de faire plusieurs victimes parmi les militaires qui interviendront par la suite. Les éléments de la Protection civile risquent également de faire les frais dans le cas où leur intervention précède les forces de sécurité. Ces derniers jours, les Tunisiens demeurent sous le choc après l’attentat de Djebel Chambi retiennent leur souffle et craignent d’autres attentats dans le pays. En somme, comme nous l’avons à plusieurs reprises indiqué dans nos précédents papiers relatifs au terrorisme, ce n’est qu’à partir de ces racines que ce fléau sera définitivement éradiqué.

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