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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 22:57
Mourad Medelci : «L’expérience acquise par l’Algérie dans la lutte antiterroriste est une référence»
S’exprimant sur Radio Algérie internationale, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué que l’expérience acquise par l’Algérie en matière de lutte antiterroriste est une «référence». Interrogé à ce qui se passe dans certains pays voisins, M. Medelci n’a pas manqué de rappeler que l’Algérie a été le premier pays qui a mis en garde contre ce fléau qui n’a pas de frontière.
«L’expérience de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste est une expérience de référence basée sur une intelligence globale, reposant sur l’Armée nationale populaire (ANP)», a souligné M. Medelci. Il a ajouté à ce sujet que l’Armée nationale a fait ses «preuves», à un «ancrage profond chez la population», soulignant que «cette symbiose entre le peuple et l’armée a fait que l’Algérie a pu vaincre le terrorisme à l’intérieur de nos frontières». Evoquant la lutte antiterroriste dans les pays voisins, M. Medelci a rappelé, que bien avant les événements de Libye, l’Algérie avait appelé à «lutter ensemble» contre ce fléau transnational, ce qui avait donné naissance au concept des pays du champ (Algérie, Mauritanie, Niger et Mali). Il a rappelé, à cet effet, que c’était l’Algérie qui avait organisé la première réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la région sur cette question, avec pour thème «sécurité et développement». Dans ce sens, le ministre a estimé qu’il n’y a jamais de solution basée sur les questions de sécurité sans qu’elle ne soit associée au développement, précisant qu’il s’agit d’un «couple (sécurité et développement) à cultiver, à bâtir et consolider». Il a ajouté qu’en plus des pays du champ, d’autres pays partenaires ont été sollicités tels les Etats-Unis d’Amérique, la Russie et l’Union européenne, lors de la conférence d’Alger (septembre 2011), laquelle avait conclu que la solution au Sahel doit être «globale» et basée sur la sécurité et le développement. «Après les événements de Libye, le Sahel, qui était une priorité, est relégué au second plan, pour nous retrouver à présent avec le même problème qu’en 2010, mais multiplié par dix», a-t-il relevé. Enchaînant sur la situation en Libye, M. Medelci a estimé que ce pays doit aller vers «la construction de nouvelles institutions», précisant que cela doit se faire par les Libyens et sans intervention étrangère. «Ces institutions doivent consacrer le caractère unitaire de la Libye», dont le gouvernement maintient des contacts permanents avec l’Algérie, a affirmé le ministre, soulignant que l’axe prioritaire dans la coopération avec ce pays consistait en la sécurité. «La coopération avec la Libye est opérationnelle dans la mesure où l’Algérie forme des policiers libyens, appelés à remplacer progressivement les milices», a indiqué Mourad Medelci. Pour ce qui est du Mali, le ministre a estimé que les Maliens doivent «se reconnaître dans les actes de gouvernance du futur», de manière, a-t-il dit, à ce que «le Nord n’ait pas l’impression d’être marginalisé et que le Sud ne considère pas le Nord comme un corps étranger». Il a ainsi appelé les Maliens à construire ensemble «le Mali de demain», soulignant que la ligne rouge à ne pas franchir concerne la préservation de l’unité nationale et l’intégrité territoriale. A ce propos, il a estimé qu’«il n’est pas question que l’élection présidentielle (28 juillet) soit organisée sans qu’une partie ne participe pas». «Nous lançons un appel pour qu’un compromis puisse permettre aux uns et aux autres de réunir des conditions permettant à ce rendez-vous électoral d’avoir lieu, y compris à Kidal», a ajouté M. Medelci, assurant en outre que l’Algérie continuera d’apporter sa contribution pour la phase de médiation de dialogue sur le futur du Mali. M. Medelci a affirmé, par ailleurs, que l’Algérie ne renoncera pas à son rôle «traditionnel» de médiateur en direction du Mali, un pays «cher à l’Algérie et à son président de la République», a-t-il fait observer. Evoquant le dossier du Sahara Occidental, le ministre a insisté sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination, déplorant, à ce sujet, «le manque de prise de conscience» au sein du Conseil de sécurité de l’ONU de «l’urgence» que revêt la mise en œuvre de ce processus référendaire. M. Medelci a estimé, toutefois, que «l’Union africaine qui s’était dessaisie du dossier, l’a repris depuis une année pour mieux appuyer les efforts du système des Nations unies». Il a également lancé un appel au Maroc et au Front Polisario pour aller vers une «solution conforme à la légalité internationale, juste et durable». Dans le même sillage, il a estimé que l’Union du Maghreb arabe (UMA) «doit se pencher sur le chapitre de la sécurité», relevant que l’UMA avait travaillé, depuis sa création, sur les aspects économiques. «Depuis un an, les conditions de notre environnement nous ont imposé d’organiser une coordination et une synchronisation de nos capacités de lutte (contre le terrorisme) ainsi que sur la stabilité de la région», a-t-il dit. Dans ce sens, il a indiqué que la coopération sécuritaire dans la région se décline sur plusieurs faisceaux avec notamment une meilleure prise en charge de la jeunesse et une meilleure compréhension de l’islam. Répondant à une question relative à l’effacement de la dette par l’Algérie d’un nombre de pays africains, il a indiqué qu’il s’agit d’une «initiative du président de la République» qui va dans le sens d’apporter une contribution active à l’Afrique. «Le président Bouteflika est le champion au niveau du Nepad d’un mouvement qui a laissé des traces positives d’effacement des dettes à l’endroit de tous les pays africains», a affirmé M. Medelci, expliquant que «c’est un geste adressé à d’autres pays notamment les Européens». S’agissant de la situation en Syrie, le chef de la diplomatie algérienne a réitéré l’appel de l’Algérie au dialogue et à une solution politique en Syrie, rejetant toutes formes d’ingérence dans les affaires de ce pays. En somme, Medelci avait toutes les raisons d’indiquer que l’Algérie est une référence en matière de lutte contre le terrorisme. Un autre pays à la place de l’Algérie aurait été «anéanti» par la sauvagerie et la barbarie des milliers des groupes terroristes.

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