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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 20:29

LORSQU’IL S’AGIT DE COMBATTRE LE TERRORISME, ON N’A PAS BEAUCOUP DE CHOIX À FAIRE, DU MOMENT QU’ON NE PEUT PAS ÊTRE NEUTRE. IL FAUDRAIT ÊTRE POUR OU CONTRE LE TERRORISME ET L’ALGÉRIE A TOUJOURS OPTÉ POUR LE DEUXIÈME CHOIX. 

 

C’est pour ces raisons que l’Algérie a autorisé le survol de son territoire par les avions de guerre français pour exécuter des opérations militaires au Mali. A ce sujet, le ministre des Affaires étrangères français a indiqué que l’Algérie a autorisé les avions français à survoler le territoire national pour combattre les groupes terroristes au Mali. Après avoir stoppé la progression des islamistes vers le sud, l’armée française a procédé à des bombardements dans la région nord, notamment autour de Gao et de Kidal. Durant la première opération, l’armée française a bloqué l’avancée des groupes terroristes vers la ville de Konna. «La deuxième phase a commencé, consistant à frapper les bases arrières des terroristes dans le nord», a indiqué M. Fabius. «Nous travaillons avec les Algériens, nous continuons à discuter. Ce que nous avons à l'esprit, c'est que si les troupes africaines doivent remonter au nord, il faudra que les Algériens ferment leurs frontières», a t il ajouté. Il a justifié par ailleurs la célérité avec laquelle la France est intervenue au Mali. «Si la France n'était pas intervenue, les islamistes risquaient d'aller jusqu'à Bamako avec des conséquences épouvantables», a-t-il affirmé. Samedi, l’Algérie, par la voix du porte-parole des AE, a expliqué que l’intervention de l’armée française s’était faite à la demande des autorités du Mali, dont le Premier ministre est à Alger, plausiblement pour expliquer la démarche de sortie de crise de son pays. Alger n’avait pas exclu, il y a quelques semaines, de fermer ses frontières en cas de guerre au Mali. Au cours dudit «printemps arabe», l’Algérie n’a pas accepté à ce que son territoire soit utilisé pour attaquer la Libye. Pourtant, d’autres pays arabes n’ont pas manqué de participer à la guerre menée contre ce pays où les bombardements ont fait plusieurs centaines de morts parmi les populations civiles. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où il s’agit d’opération antiterroriste qui consiste à aider le Mali à reconquérir le nord et plusieurs autres régions de son pays. Pendant plus de neuf mois, l’Algérie n’a ménagé aucun effort pour trouver une issue favorable au conflit dans le Sahel. L’Algérie a réussi à convaincre les puissances du monde à se joindre à ses idées à savoir trouver une solution au Mali par la voie de la diplomatie. Malheureusement, l’offensive des groupes armés islamistes contre la ville de Konna a précipité les choses. A la demande du Mali et du Conseil de sécurité, l’armée française est intervenue pour stopper l’avancée des combattants islamistes. Cet état de fait ne pourrait laisser l’Algérie indifférente. «Nous privilégions les solutions pacifiques mais cela ne nous empêche pas d’utiliser la force, lorsqu’il s’agit de combattre le terrorisme», ont indiqué les responsables algériens bien avant ces événements.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:19

LA SÉCURITÉ A ÉTÉ RENFORCÉE EN FRANCE ET LE PLAN VIGIPIRATE EST PASSÉ AU NIVEAU D’ALERTE. LE PREMIER MINISTRE A ANNONCÉ QUE LE PLAN VIGIPIRATE, QUI RESTE «À CE STADE» AU NIVEAU ROUGE, ÉTAIT RENFORCÉ «IMMÉDIATEMENT», PARTICULIÈREMENT POUR LES TRANSPORTS PUBLICS ET LES RASSEMBLEMENTS DE PERSONNES. 

 

 

«La lutte contre le terrorisme exige de prendre toutes les précautions nécessaires», a indiqué le président français. François Hollande a indiqué que le renforcement du plan Vigipirate est pour prévenir le risque d'attentats en France. De son côté, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a indiqué peu de temps après que ces mesures prenaient effet «immédiatement» en ce qui concerne les transports publics et les rassemblements, particulièrement. Il a annoncé que le plan Vigipirate, qui reste au niveau rouge, était renforcé «immédiatement», particulièrement pour les transports publics, les rassemblements de personnes et les bâtiments recevant du public. Le dispositif était déjà en vigilance «rouge» depuis les attentats de Londres en 2005. Plusieurs autres mesures sont cependant renforcées. Ces mesures concernent tout particulièrement les transports publics notamment ferroviaires et aériens, la sécurité des bâtiments recevant du public, la sécurité des rassemblements de personnes». Expliquant avoir décidé d'adapter le plan Vigipirate conformément aux orientations données par François Hollande en Conseil de défense, le Premier ministre a précisé qu'il avait «donné instruction à l'ensemble des ministres concernés pour une mise en application sans délai de ces dispositions. Au lendemain du début de l'intervention militaire française au Mali, le chef de l'Etat a annoncé lors d'une allocution télévisée après un Conseil de défense à l'Elysée un renforcement du plan Vigipirate, car «la lutte contre le terrorisme exige de prendre toutes les précautions nécessaires ici en France». Depuis le 7 juillet 2005, date des attentats de Londres, le plan Vigipirate n'a pas quitté la vigilance «rouge», et passe régulièrement au niveau «rouge renforcé» pendant les périodes sensibles comme les fêtes de fin d'année. C'est à ce niveau qu'il devrait être stabilisé après les décisions de François Hollande. Il ne devrait donc pas atteindre l'alerte maximale, comme cela avait été le cas en mars 2012 dans la région Midi-Pyrénées, au moment des tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban. Les groupes armés islamistes ne répliquent jamais sur le champ, ils ne disposent pas d’ailleurs les moyens de le faire. Pour se venger, les intégristes préfèrent «laisser dormir» avant de surprendre. Leurs cibles privilégiées, les moyens de transports, les édifices publics et les lieux de rassemblements. Contrairement aux autres organisations terroristes dans le monde, les groupes armés islamistes exécutent des attentats sans pour autant prévenir pour faire le maximum de victimes. C’est pour ces raisons que le qualificatif de «terroriste» ne peut convenir à ces sanguinaires, dont les méfaits dépassent largement la terreur, la barbarie et l’ensemble des crimes.

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:16

L’AVIATION FRANÇAISE CONTINUE SES RAIDS POUR ÉRADIQUER LES GROUPES ISLAMISTES ARMÉS, A INDIQUÉ LE MINISTRE DE LA DÉFENSE FRANÇAIS. CEPENDANT, QUATRE BATAILLONS DE LA CEDEAO SONT ATTENDUS AU MALI. LES TROUPES SERONT COMPOSÉES DE NIGÉRIAN, NIGÉRIEN, TOGOLAIS, BURKINABÈ. AU TOTAL, ILS SERONT PRÈS DE 2 000 HOMMES À ÊTRE SUR LE TERRAIN, SUR LES 3 500 PRÉVUS PAR CETTE MISSION DE LA MISMA QUI ARRIVERONT AU MALI. 

 

Pour l’instant aucun bilan officiel et définitif n’a été établi en ce qui concerne l’intervention de l’armée française. Néanmoins, certaines sources font état de la mort de plusieurs dizaines d’islamistes dont le nombre avoisine la centaine. On signale également l’élimination d’un chef d’Ansar Dine, il s’agit d’Iyad Ag Ghaly, Abdelkrim dit «Kojak». Ce dernier a rejoint Ansar Dine après avoir été le numéro deux du groupe du chef rebelle touareg, Ibrahim Ag Bahanga, en lutte contre les autorités de Bamako, mort en août 2011. Du côté de l’armée malienne, 11 soldats ont trouvé la mort, 60 autres ont été blessés alors qu’un officier français, pilote d’hélicoptère a été tué. «Il y a des raids en permanence, il y en a en ce moment, il y en a eu cette nuit, il y en aura demain», a ajouté Jean-Yves Le Drian. Les soldats français sont arrivés en grand nombre dans la capitale malienne. Les militaires appartiennent au groupement tactique inter-armes, le fameux GTIA, comprenant des forces françaises qui se trouvent en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et au Tchad, selon des sources dignes de foi. Les mêmes sources indiquent qu’une partie des troupes devrait rapidement aller se positionner au Nord, avec dans un premier temps comme mission, après avoir stoppé l’avancée des «Djihadistes», de stabiliser le front. En ce qui concerne l'opération militaire internationale, les premiers soldats africains pourraient arriver dans les tous prochains jours. L'état-major de la Misma, la force africaine, devait être mise en place à Bamako dimanche, a-t-on appris de source généralement bien informée. Quatre bataillons sont attendus dans les prochains jours : un nigérian, un nigérien, un togolais et un burkinabè. Ce dernier sera chargé de la sécurisation à Bamako ou Sévaré. Au total, 2 000 hommes sont attendus sur les 3 500 prévus par cette mission de la Misma. Selon le représentant de la Cédéao en poste au Mali, le Nigeria a déjà déployé une mission technique d'appui aérien à Bamako, chargée de remettre en état les six avions militaires maliens. Le Nigeria a par ailleurs promis de mettre quatre avions de chasse à la disposition de cette mission, ils seront basés à Niamey. Le Nigeria est la plus grande puissance militaire de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest. Selon des sources concordantes, le pays va contribuer à la hauteur de 600 hommes. Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui doivent former une force d'intervention contre les islamistes occupant le nord du Mali, aura lieu mercredi prochain à Abidjan, a indiqué un porte-parole dimanche à Lagos. Du côté des alliés de la France, La Grande-Bretagne va fournir une assistance militaire logistique à la France pendant son intervention au Mali, a annoncé samedi le Premier ministre David Cameron. «Le Premier ministre a décidé que le Royaume-Uni fournira une assistance militaire logistique pour aider à transporter rapidement vers le Mali des troupes étrangères et des équipements», a déclaré Downing Street dans un communiqué.

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:13

INTERVENANT À GHADAMES (LIBYE) LE PREMIER MINISTRE, ABDELMALEK SELLAL A RÉITÉRÉ LE SOUTIEN DE L'ALGÉRIE AU DIALOGUE DANS LA RÉGION DU SAHEL. M. SELLAL A APPELÉ À LA PRUDENCE À L'ÉGARD DE «L'IMPACT DIRECT» DE LA CRISE MALIENNE SUR LA RÉGION, NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE LA PROPAGATION ET LA CIRCULATION DES ARMES. 

 

Lors de son allocution devant les chefs de gouvernement tunisien et libyen, respectivement MM. Hamadi Jebali et Ali Zidane, M. Sellal a affirmé que «la position de l'Algérie est connue concernant la situation au Sahel». «Nous avons soutenu au maximum le dialogue et continuerons à le faire mais en cas d'atteinte à la sécurité et d'utilisation d'autres moyens, nous sommes appelés à être prudents», a déclaré M. Sellal. Il a affirmé que la crise malienne aura «un impact direct» (sur la région), mettant en garde contre la circulation d'armes. «Il ne s'agit pas d'une simple affaire de terrorisme mais de crime organisé où sont utilisés les stupéfiants et le blanchiment d'argent» appelant à un traitement «plus approfondi» de cette affaire. Ainsi, depuis le début de l’intervention de l’armée française au Mali, l’Algérie suit avec une «grande préoccupation» les derniers développements, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «L’Algérie condamne avec la dernière énergie les incursions et les attaques menées par les groupes terroristes dans la région de Mopti qu’elle considère comme une nouvelle agression contre l’intégrité territoriale du Mali», a affirmé M. Belani. «Face à ces nouveaux développements, elle exprime son soutien non équivoque aux autorités maliennes de transition avec lesquelles le gouvernement algérien entretient des relations de coopération multiforme, y compris dans le domaine militaire. Elle tient à assurer le peuple du Mali de sa fraternelle solidarité afin qu’il puisse recouvrer sa pleine souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national», a ajouté le porte-parole. Même avant le début de la crise malienne, l’Algérie a prévenu contre les conséquences de l’intervention des forces étrangères dans la région. Après l’exemple de la Libye, l’Algérie a bel et bien raison de s’inquiéter sur les suites que devraient engendrer de tels événements. Si aujourd’hui les groupes terroristes dont la nébuleuse organisation d’Al-Qaïda reviennent en force, c’est grâce à ce qu’on a appelé le «Printemps arabe». Les armes qui étaient aux mains des rebelles ex-Thouars en Libye sont arrivées au Soudan, Tunisie, Syrie et dans d’autres pays. La trace d'au moins 10 000 missiles sol-air a été perdue en Libye, a insiqué un haut responsable libyen. A ce même sujet, le général Mohamed Adia, chargé de l'armement au sein du ministère de la Défense de l’ex-Conseil national de transition (CNT), a estimé à «environ 5 000» le nombre de SAM-7 «toujours manquants et dans la nature.

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:10

QUELQUES HEURES SEULEMENT APRÈS L’INTERVENTION DE L’ARMÉE FRANÇAISE AU MALI, LE GROUPE D’ANSAR DINE A MENACÉ DIRECTEMENT LA FRANCE. «LA FRANCE VA SÛREMENT PAYER LE PRIX DE CETTE DÉCISION. NOUS NE SOMMES PAS FAIBLES, NOUS N'AVONS PAS D'AVIONS OU DE MISSILES MAIS NOUS AVONS FOI EN DIEU, ET ÇA NOUS CONDUIRA VERS LA VICTOIRE», A DÉCLARÉ SANDA OULD BOUAMAMA, PORTE-PAROLE D'ANSAR DINE. 

Il est évident qu’après cette intervention militaire, les yeux sont braqués vers les otages que ce soit Français, Algériens ou autres qui sont toujours aux mains des groupes terroristes. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que la France ferait «tout pour sauver les otages», soulignant que «ce sont les mêmes groupes qui sont à la fois les preneurs d'otages et les groupes terroristes qui descendent vers le sud du pays». Connaissant parfaitement la cruauté des ravisseurs, les otages et quelle que soit leur origine sont extrêmement menacés, face à cette situation. En plus des représailles des terroristes, les prisonniers risquent également une éventuelle bavure au cours de cette opération menée contre les groupes islamistes. A signaler que les groupes terroristes retiennent 8 otages français et 3 diplomates algériens.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:08

LE GÉNÉRAL-MAJOR MOHAMED SALAH BENCHICHA, DIRECTEUR DU SERVICE NATIONAL, A EFFECTUÉ UNE VISITE D’INSPECTION ET DE TRAVAIL DANS LA WILAYA DE KHENCHELA. AU COURS DE SA VISITE, M. BENCHICHA A PRÉSIDÉ LA CÉRÉMONIE D’INAUGURATION DU NOUVEAU BUREAU DU SERVICE NATIONAL. 

Auparavant, l’ensemble des jeunes concernés par le service national se déplaçaient au niveau des bureaux de recrutement de la 5e Région militaire, à Constantine. L’ouverture de ce bureau évitera aux citoyens de faire le déplacement à la capitale de l’Est et pourraient désormais s’inscrire ou retirer un document les concernant. Des bureaux du service national seront ouverts dans toutes les wilayas du pays au cours de l'année 2013, a indiqué le général-major Mohamed Salah Benchicha. Présidant la cérémonie d'inauguration du bureau du service national implanté près de l'école des sous-officiers de la commune de N'sigha (3 km de Khenchela), le général-major a insisté sur la qualité de la prise en charge, de l'accueil et de l'orientation des jeunes se présentant au bureau dont il a inspecté les différents espaces. Le général-major Benbicha a indiqué que l'ouverture de ces bureaux s’inscrit dans le cadre du «rapprochement de l'administration militaire du citoyen», rappelant que 35 bureaux de wilaya du service national ont été ouverts à ce jour à travers le pays, le reste devant l’être durant l'année 2013. «Ces bureaux éviteront aux jeunes concernés de se déplacer vers les centres de service national des régions militaires», a ajouté le directeur du service national. Au cours du début de l’année, la situation vis-à-vis du service national concernant plus de 65 000 citoyens dont 1 200 résidant à l’étranger a été régularisée, a indiqué le ministère de la Défense nationale, ajoutant qu’en application des mesures édictées par le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, relatives à la régularisation de la situation des citoyens âgés de trente ans et plus vis-à-vis du service national, les résultats de cette opération, pilotée par la Direction du service national, s’élèvent au 8 février 2012, à 65 956 citoyens dont 1 228 résidants à l’étranger. A ce sujet, il a été également procédé à la régularisation de 142 743 retardataires des classes de 2002 à 2009.

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:06

LE PREMIER MINISTRE S’EST RENDU EN LIBYE, PLUS PRÉCISÉMENT DANS LA VILLE DE GHADAMÈS, POUR PARTICIPER À UNE RÉUNION TRIPARTITE AVEC SES HOMOLOGUES LIBYEN ET TUNISIEN. ILS EXAMINERONT LES MOYENS D’ASSURER LA STABILITÉ DANS LES RÉGIONS FRONTALIÈRES POUR COMBATTRE LE TERRORISME ET LE CRIME TRANSFRONTALIER. 

   

Cette réunion intervient au moment même où une opération militaire se déroule au Mali, c’est-à-dire à quelques kilomètres des frontières des trois pays. Ce rendez-vous permettrait aux participants de se concerter sur les conditions à entreprendre pour barrer la route à des éventuelles infiltrations des terroristes à partir des frontières libyennes, algériennes et tunisiennes. Dans son intervention, Abdelmalek Sellal a indiqué que la réunion tripartite algéro-tuniso-libyenne sur la question de la sécurité des frontières de ces pays «est historique et revêt une grande importance» à même de «consolider» les relations entre ces pays. Sellal a déclaré lors de son intervention à l'ouverture des travaux que cette réunion «consolidera les relations entre ces pays». Il a évoqué la situation difficile que connaît la région rappelant que «l'Algérie avait connu des années durant le terrorisme et l'extrémisme islamique auxquels elle a fait face avec force», soulignant le rôle de la réconciliation nationale dans la stabilité de l'Algérie. M. Sellal est arrivé samedi à Ghadamès. Le Premier ministre est accompagné du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. Il a été accueilli à son arrivée à Ghadamès par les Premiers ministres, tunisien et libyen. La réunion d'une seule journée sera consacrée à l'examen des voies et moyens à même de renforcer la coopération à même de garantir la stabilité, la sécurité et le développement de leurs régions frontalières. Cette réunion vient couronner une série de rencontres bilatérales ayant regroupé récemment les responsables des trois pays dont les visites effectuées par MM. Jebali (2 et 3 décembre) et Zidane (10 et 11 septembre) à Alger. Dans ce cadre, l'Algérie et la Libye ont appelé, dans le communiqué final sanctionnant la visite effectuée récemment par M. Zidane en Algérie, à «la réunion du groupe de travail commun d'aide et de promotion des échanges commerciaux avant la fin du premier trimestre 2013». Afin de sécuriser leurs frontières communes, l'Algérie s'est engagée à ne permettre à personne d'utiliser son territoire pour porter atteinte à la Libye ou menacer sa sécurité et sa stabilité, et la Libye s'est engagée, de son côté, à ne permettre à personne d'utiliser son territoire pour menacer la sécurité et la stabilité de l'Algérie. En somme, les forces de sécurité algériennes aura désormais à se déployer sur deux fronts à savoir : continuer à lutter et à combattre le reste des terroristes à l’intérieur du pays et en même temps veiller à la surveillance des frontières pour ne pas permettre aux groupes armés de s’infiltrer dans le territoire algérien.

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:04

COMME NOUS L’AVONS DONNÉ DANS NOTRE PRÉCÉDENTE ÉDITION, L’ARMÉE FRANÇAISE EST INTERVENUE AU MALI EN APPUI AUX FORCES TERRESTRES MALIENNES. APRÈS LES HÉLICOPTÈRES, CE SONT DES AVIONS DE COMBAT MIRAGE QUI SONT ENTRÉS EN ACTION ALORS QUE LES FORCES TERRESTRES SONT PRÊTES À INTERVENIR À TOUT MOMENT. POUR L’INSTANT AU MOINS 120 TERRORISTES ONT ÉTÉ ABATTUS ALORS QU’UN PILOTE FRANÇAIS A ÉTÉ TOUCHÉ MORTELLEMENT EN REVENANT D’UNE OPÉRATION. 

 

Le président malien qui s’est adressé à la nation a décrété l’état d’urgence dans le pays et a appelé à la mobilisation générale. Dans une déclaration, le président français a confirmé l’intervention de l’armée française, précisant que c’est dans le cadre des résolutions de l’ONU et à la demande d’aide militaire du Mali, que la France est intervenue. Très loin du Mali et au même moment, une opération a été menée par un commando de l’armée française pour libérer un otage, retenu par les groupes islamistes «Eshabab» en Somalie. Le ministre français de la Défense a indiqué qu’un pilote au grade de lieutenant a été mortellement blessé par une arme légère. Il devait ajouter que des frappes aériennes ont été menées la nuit dernière et samedi matin dans les zones de concentration et de pénétration des éléments terroristes». Ces frappes ont été menées par des appareils du dispositif Epervier, basés au Tchad. Plusieurs convois de groupes islamistes ont été pris pour cible et au moins une centaine de terroriste ont été abattus. Les éléments islamistes ont été estimés à plus de 2 000 combattants fortement armés et qui circulaient à bord de véhicule 4X4. La France a par ailleurs déployé vendredi soir plusieurs centaines de soldats dans la capitale malienne, Bamako, afin de protéger la ville. L’attaque menée par les groupes islamistes contre la ville de Konna a précipité l’intervention étrangère au Mali. S’exprimant à ce sujet, le président français a indiqué que la France est prête à arrêter l’offensive des terroristes au Mali. «Les forces armées françaises ont apporté leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes. L’opération durera le temps nécessaire, a expliqué François Hollande. Le président français qui présentait ses vœux au corps diplomatique a déclaré je cite : «Je le dis devant vous, nous sommes devant une agression caractérisée qui met en cause l'existence même du Mali». Un pilote de l'armée de l'air française a trouvé la mort dans l'intervention des forces françaises menée vendredi au Mali pour repousser les islamistes, a annoncé hier le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. La France avait envoyé une unité à Mopti au Mali avant l'intervention aérienne de vendredi, a précisé samedi Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse. D'autres frappes aériennes françaises ont eu lieu vendredi et samedi contre des concentrations d'islamistes au Mali», a-t-il ajouté. Des unités ont été déployées à Bamako dès vendredi soir, quelques centaines de soldats français étaient présents. Le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, a déclaré qu’il y avait un commandement au niveau tactique basé au Mali, et un autre stratégique à Paris, aux côtés du ministre de la Défense et du président de la République. Des hélicoptères de l’armée française basés au Tchad ont détruit plusieurs véhicules des islamistes d’Ançar Edine, les contraignant de quitter la ville de Konné. Au cours de l’intervention, un pilote de l'armée de l'air française a trouvé la mort, a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Au niveau international, la Maison-Blanche a indiqué qu’elle partageait les objectifs de la France au Mali. Par ailleurs le Pentagone réfléchit à l'attitude qu'il va adopter dans le dossier malien, sans exclure un partage d'informations avec la France et un soutien logistique, avec par exemple des drones, a déclaré un responsable américain. Les événements qui se sont précipités au Mali ont contraint le président français d’annuler l’ensemble de ses rendez-vous et son déplacement à Marseille. Au moment où nous mettons sous presse, le conseil de Défense a été convoqué à se réunir pour évaluer la situation au Mali.

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 20:30

LA DÉMISSION D’AHMED OUYAHIA A SUSCITÉ BEAUCOUP D’INTERROGATIONS ET PLUS D’INQUIÉTUDE AU SEIN DE LA POPULATION ALGÉRIENNE. CET ÉVÉNEMENT INATTENDU A PRIS DE COURT PRATIQUEMENT LA MAJORITÉ DES CITOYENS QUI VOYAIT EN LA PERSONNALITÉ DE M. OUYAHIA, LA PERSONNE LA PLUS IDÉALE EN MESURE DE DIRIGER LE PAYS APRÈS ABDELAZIZ BOUTEFLIKA. 


 

Photo : Ahmed Ouyahia ( A gauche) en compagnie de M Abdelaziz Boutéflika

Quel avenir politique pour Ahmed Ouyahia ? C’est la principale question que posent aujourd’hui la majorité d’Algériens, après la démission de M. Ahmed Ouyahia de la tête de la deuxième grande formation politique dans le pays. Même si l’intéressé n’a pas encore évoqué son avenir en politique, les rumeurs les plus folles commencent à circuler à ce sujet. La démission de M. Ouyahia a été un soulagement pour ses adversaires qui ont commencé déjà à se préparer à la conquête du poste de secrétaire général du RND. Alors qu’ils étaient unis pour le départ de M. Ouyahia, les dits «redresseurs» changent de ton et chacun tire la «couverture» de son côté pour arriver à s’asseoir sur le fauteuil occupé précédemment par M. Ouyahia qui sera vacant à partir du 15 du mois de janvier. Ce n’est pas le cas pour ceux qui considèrent que l’avenir du pays passe avant toute considération et qui espèrent que M. Ouyahia reviendrait en politique en force que ce soit sous la casquette du RND ou d’une autre formation politique. Il est impossible que l’Algérie perde un homme politique et une personnalité intègre et expérimentée à l’image d’Ouyahia, ont indiqué nos interlocuteurs. «Le peuple algérien et en dépit des considérations partisanes, a démontré dans les moments difficiles son amour à la patrie»,ont-ils déclaré. Il est vrai que la majorité des Algériens reconnaît à M. Ouyahia ses sacrifices et les efforts déployés lors des événements de la Kabylie ou dans la dernière décennie qui a ébranlé le pays. M. Ouyahia a toujours été à la hauteur des différentes missions qui lui ont été attribuées depuis son entrée à la présidence de la République en 1978. Même sur le plan international, M. Ouyahia a gagné la confiance du président Abelaziz Bouteflika qui l’a chargé de le représenter dans de différents événements. Nous citons à titre d’exemple son savoir-faire dans le conflit entre l'Éthiopie et l'Érythrée. M. Bouteflika qui était à l’époque président de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), n’a pas manqué de le charger de mener les négociations de résolution du conflit qui aboutissent à la signature d'un accord de cessation des hostilités à Alger en décembre 2000. Nommé chef du gouvernement en 2008, l’intéressé a réussi de rassembler la classe politique permettant ainsi à M. Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat. «A chaque fois où M. Ouyahia se retire, il ne tardera pas à revenir en force», ont indiqué les partisans de l’ex-chef du gouvernement et l’ex-patron du RND. Ces derniers gardent toujours espoir de voir revenir l’intéressé en politique et ce, même s’il devait se présenter en tant que candidat indépendant aux prochaines échéances électorales, notamment la présentielle de 2014. Nos interlocuteurs assurent que seule la présence de M. Abdelaziz Bouteflika aux présidentielles de 2014 pourrait barrer la route à M. Ouyahia de monter sur la plus haute marche de la scène politique.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:22

LE MUJAO A DIFFUSÉ UNE VIDÉO DES DIPLOMATES ALGÉRIENS RETENUS EN OTAGE AU NORD DU MALI. PAR CETTE ACTION, LES CRIMINELS ALLIÉS DE LA NÉBULEUSE ORGANISATION D’AL-QAÏDA TENTENT DE FAIRE PRESSION POUR LIBÉRER LEURS ACOLYTES PRISONNIERS EN ALGÉRIE DONT LE CHEF TERRORISTE DE L’EX-GIA ET DU GSPC ARRÊTÉ À GHARDAÏA, TAYEB NECIB.

 

Le groupe terroriste a obligé les diplomates algériens à s’exprimer sur la vidéo où il leur a été demandé d’implorer l’Etat algérien et à sa tête le président Abdelaziz Bouteflika d’accepter les revendications du Mujao afin qu’ils soient libérés. L’enregistrement a été effectué au mois de novembre dernier selon une agence mauritanienne d’information qui a indiqué qu’une copie de la vidéo se trouve en sa possession. Sur la vidéo, nous pouvons apercevoir trois otages assis à même le sol sous la garde de leurs ravisseurs. «Nous lançons un appel au président de la République, Abdelaziz Bouteflika à trouver une solution à notre situation, en acceptant les conditions du groupe afin que nous puissions revenir à nos familles», a indiqué un otage sur la vidéo. Un autre otage a reproduit la même demande que le premier en appelant le président Bouteflika, le gouvernement et le peuple, à les faire sortir de cette crise pour y retourner chez eux. Pour rappel, le consul d’Algérie à Gao et six autres diplomates algériens ont été enlevés le 5 avril 2012 par des terroristes du Mujao et furent conduits vers une destination inconnue. La ville de Gao dans le nord du Mali, la ville de Gao est toujours sous le contrôle des terroristes islamistes. Cette nouvelle sortie des criminels du Mujao vise à faire pression sur l’Algérie pour accepter les revendications des terroristes. Ces derniers réclament en échange des otages algériens la libération des terroristes prisonniers en Algérie. La diffusion de cette vidéo par les terroristes est un moyen utilisé par les sanguinaires pour faire pression sur l’Etat algérien pour libérer leurs acolytes dont un certain Tayeb Necib, connu au sein de l’organisation sous l’alias d’Abderrahmane Abou Issehak Essoufi. Cet élément est l’un de plus anciens membres de l’ex-GSPC aujourd’hui Aqmi, et ancien membre de l’ex-GIA, recherché depuis 1995. Fidèle à ses principes, l’Algérie n’accepterait jamais de négocier avec les terroristes. L’expérience a démontré que les concessions faites aux criminels par d’autres pays a permis à ces hordes sauvages de redoubler de férocité et de menacer de plus en plus la sécurité des innocents. Les rançons ont permis aux organisations terroristes de s’approvisionner en armement et de s’adonner à de nouveaux recrutements. Quant aux terroristes qui seront libérés, ils rejoindront leurs acolytes pour faire encore plus de victimes parmi les innocents. Seule, une intervention des forces de sécurité pourrait libérer les otages des mains de cette horde sauvage.

 

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