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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:36

La campagne électorale a déjà commencé avant même qu’elle ne s’ouvre officiellement. Dirigeants, militants de partis politiques et candidats libres sont partis à la rencontre des citoyens en se rendant dans les contrées les plus éloignées du pays. Chaque candidat tente de soudoyer le plus grand nombre d’électeurs avant le jour «j».

 
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En effet, les futurs élus multiplient les sorties sur le terrain et promettent «monts et merveilles» aux citoyens. La majorité des candidats profite de la désastreuse situation sociale de certaines catégories de personnes en leur distribuant quelques produits alimentaires. C’est le cas d’un candidat libre dans la wilaya de Khenchela qui a profité de cette vague de froid qui s’est abattue sur la région pour distribuer des centaines de sachets de macaronis. Comme le dit une certaine expression «Le troupeau suit son guide», quelques candidats sont même allés très loin en mettant la main dans la poche en exhibant leur portefeuille. «Tenez, je sais que vous en avez besoin», s’adressent-ils aux chefs de tribus et aux personnes ayant de l’influence sur les habitants des villes, communes et douars. «Si je serais élu, je vous jure que je ferais de votre village abandonné l’un des meilleurs d’Algérie. Si je serais élu, aucune personne de la ville ne restera sans emploi et chaque citoyen aura son logement». Nous avons donné ici, les promesses des candidats qui, un portable à l’oreille et plusieurs autres n’arrêtent pas de sonner dans les poches. «Ne vous inquiétez pas, nous sommes là», lancent-ils aux citoyens avant de démarrer en trombe à bord de leurs grosses cylindrées. Dans certaines régions du pays, on compte toujours beaucoup sur le tribalisme. «L’âne de notre tribu est cent fois plus meilleur que le médecin des autres», tel est le langage utilisé par les «directeurs de campagne» qui organisent des «fiestas» pour rassembler les cartes de vote. C’est au tour des grandes cuvettes de couscous bien garnies, qu’auront choisies les futurs élus de la région. Pour se distinguer de leurs concurrents, certains élus retirent de leurs poches le Livre sacré. Ces derniers promettent aux citoyens d’appliquer à la lettre «la voix de Dieu» et de mettre fin, selon eux à la corruption et à l’inégalité. A entendre parler ces candidats, n’importe qui pourrait dire que ces personnes prétendent à un poste d’imam, soit ils peuvent sauver les êtres humains de l’enfer ou alors ils sont détenteurs des clefs du paradis. Le passé révolutionnaire et les valeurs de la nation sont également utilisés dans l’ensemble des discours. Chaque candidat voulant dire que c’est grâce à ses parents et à lui-même que l’Algérie est indépendante. Pourtant, ces élus savent très bien que ces slogans ont été utilisés depuis 50 ans et que le peuple veut aujourd’hui du concret. Pour l’instant, les candidats surtout ceux qui appellent au changement n’ont toujours pas répondu à l’attente des citoyens et n’ont pas donné de détails sur le comment pourront-ils faire habiter et donner du travail pour tout le monde ? Les candidats savent également que nul ne pourrait garantir le paradis à quiconque ne serait-ce que soi même. Nos futurs élus savent également que personne ne pourrait être plus algérien ou plus patriote que l’autre. En somme, les citoyens ont bien connu les candidats, mais en revanche ils n’ont pas encore découvert leurs programmes politiques.

Photo :  « On achète des électeurs avec des produits alimentaires».          
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:33
S’adressant aux participantes aux travaux du Haut Conseil de l’organisation de la femme arabe, le chef de l’Etat a appelé les pouvoirs publics à poursuivre leurs efforts et à investir dans toutes les potentialités, se félicitant des acquis réalisés par la femme algérienne.
 

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«Les pouvoirs publics sont conviés à poursuivre leurs efforts et à investir dans toutes les potentialités pour l’édification d’une société équilibrée, loin de toute discrimination et marginalisation», a souligné le président Bouteflika dans un message aux participantes aux travaux du Haut conseil de l’Organisation de la femme arabe (OFA), lu en son nom par le secrétaire général de la présidence de la République, Habba El-Okbi. Le président Bouteflika a également noté avec satisfaction les acquis réalisés par la femme algérienne dans divers domaines, en témoignent, a-t-il dit, «sa présence dans tous les cycles d’enseignement et sa participation aux différents secteurs d’activité, à la faveur des multiples opportunités d’autonomisation et des divers programmes basés sur le principe de parité effective homme-femme». «L’Algérie, qui s’est engagée dans la consolidation du processus démocratique et la promotion des droits de l’Homme, place les droits de la femme au centre des préoccupations et des politiques nationales ambitieuses», a affirmé le chef de l’Etat. «C’est dans ce contexte que nous avons procédé à des réformes législatives et structurelles profondes qui ont touché notamment le régime électoral, le secteur de l’Information, les partis et les associations de la société civile, lesquelles réformes viennent parachever celles réalisées auparavant, à savoir la réforme des structures de l’Etat, de la Justice, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur», a ajouté le président Bouteflika. «Ces réformes n’ont pas exclu la femme car, au-delà de la prise en charge de ses droits de citoyenne, l’Algérie a intégré dans sa Constitution une nouvelle disposition qui incite l’Etat à promouvoir les droits politiques de la femme en élargissant le champ de sa représentation au sein des Assemblées élues», a précisé le chef de l’Etat dans son message.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 21:01

La presse tunisienne n’est pas du tout tendre ces derniers mois avec le gouvernement. Si certains médias ont tiré la sonnette d’alarme à propos sur l’insécurité qui prévaut dans le pays, plusieurs journaux accusent les nouveaux responsables de ramper aux pieds des monarchies et de s’adonner à la mendicité. Certes, la Tunisie n'a pas de richesse, malgré cela les Tunisiens n'ont jamais demandé la charité auparavant.     

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Photo reprise d’un journal Tunisien

En effet, la presse tunisienne a indiqué que les difficultés économiques ne font que s’aggraver après la «révolution». La presse ajoute que les mouvements sociaux et les troubles sécuritaires, auxquels s’ajoutent les phénomènes naturels du grand froid et de la neige, ont rendu la situation sociale et économique encore plus précaire et inquiétante. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a accentué les demandes d’aide jusqu’à même la «mendicité» politique et économique, a écrit un journal sur ses pages. Le même journal est revenu sur l’ex-gouvernement dirigé par Béji Caïd Essebsi, qui avait en mai 2011 déjà adhéré à cette politique d’aide extérieure en présentant, lors du sommet de Deauville, en France «un plan jasmin». Des investissements de 125 milliards de dollars, dont un appui financier extérieur de l'ordre de 25 milliards de dollars, sous forme de prêts et non de dons, a été discuté, a ajouté le journal. La Délégation de l'Union européenne (UE) en Tunisie a accordé à la Tunisie un don de 20 millions d'euros, soit environ 40 millions de dinars, pour le financement du Programme d'appui aux zones défavorisées, prévoyant la création d’emplois temporaires par le biais du financement de chantiers d’utilité publique, selon la presse. Sur les colonnes d’un journal électronique, nous pouvons lire : «Le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, s’est déplacé au Forum de Davos les 27 et 28 janvier. Lors de cette première visite en Europe depuis sa prise de fonction, M. Jebali a tenu à lancer un appel aux financiers et aux pays occidentaux leur demandant de «soutenir la démocratie naissante dans le pays». Il avait déclaré à l’époque : «Ici à Davos, à ceux qui nous écoutent, nous demandons un soutien car nos propres moyens ne sont pas suffisants.» Il avait même ajouté : «Nous comptons sur l’appui de nos amis en Europe et aux Etats-Unis. La Tunisie est un pays ouvert à tous ses voisins, notamment européens.» Le voyage à Abou Dhabi du secrétaire d'Etat auprès du ministre des Finances a été, également, relaté par la presse. Et voilà que notre chef du gouvernement provisoire, en visite officielle au Royaume d’Arabie Saoudite les 18 et 19 février, a déclaré que la «Tunisie a besoin, durant les deux prochaines années, de 2 milliards de dinars par an pour relancer le processus de développement», a écrit le journal. Il devait ajouter : «Les frères saoudiens peuvent contribuer à l'effort de développement en Tunisie, à travers des dons, des dépôts et des prêts préférentiels.» Au cours de cette visite, une vidéo montrant le Chef du gouvernement souriant, parlant d’une voix douce avec un soupçon de timidité. M. Jebali avait sollicité «les frères saoudiens» à attribuer cette somme à la Tunisie, sous forme de don, ajoutant que cela est tout à fait à la portée de ses hôtes, sinon sous forme de dépôts au Trésor national, autre possibilité à la portée des Saoudiens, ou encore sous forme de prêts préférentiels, a ajouté le journal. Le journal devait également ajouter que la requête de M. Jebali, même si elle vise l’intérêt national et non individuel, l’a amené à se rabaisser à une sorte de mendicité, une manière de se plier aux exigences des prêteurs ou donateurs et de leur «faire les yeux doux». Or, M. Jebali semble avoir oublié que notre révolution, celle de la dignité, est avant tout une quête vers la sauvegarde de cette dignité et de la souveraineté nationale. Serions-nous prêts à en payer le prix afin de bénéficier des quatre sous que nous donneront si gentiment nos frères et amis ? Serions-nous contraints à faire l’aumône auprès des pays riches, car nos ressources nous font défaut ? Tirant à boulets rouges sur le Chef du gouvernement indiquant : «Nos dirigeants sont aujourd’hui contraints de plier l’échine face aux monarques des pays du Golfe, à l’image du président provisoire de la République, Moncef Marzouki, qui n’a pu que sourire face aux moqueries de l’Emir du Qatar, quant à sa façon de se tenir ; de même, le chef du gouvernement provisoire qui n’ose pas demander l’extradition de Ben Ali de peur de froisser ses «frères saoudiens». Fin de citation. La presse tunisienne a fait savoir que la politique étrangère tunisienne se calque désormais sur les intérêts particuliers de ces mêmes monarchies du Golfe, des bienfaiteurs dont les présents, s’ils existent, sont attribués avec autant de conditions et d’obligations qui mettent en danger cette souveraineté nationale pour laquelle le peuple s’est soulevé. En conclusion, la presse a indiqué qu’au lieu de développer nos ressources financières locales, inciter nos concitoyens et hommes d’affaires à déployer leurs richesses dans notre économie, on lance des SOS envers les autres pays. Au lieu de mettre en place un programme de développement économique, on demande des dons, une solution de facilité que semble avoir choisie notre gouvernement.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:35

En cette période hivernale, des centaines de personnes vivent dans des conditions épouvantables et inhumaines. Elles dorment sur des cartons, mangent sur les trottoirs. Hommes, femmes et enfants habitent la rue, livrés au froid et à des bandes de malfaiteurs. En un mot, ces personnes vivent dans la misère la plus totale.

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Bien avant la venue du grand froid, La Nouvelle République a alerté l’opinion publique au sujet de ces pauvres malheureux (voir notre édition n° 4216 du mercredi 4 janvier 2012). Malheureusement, il semblerait que les personnes habilitées à trouver des solutions à ces personnes avaient d’autres chats à fouetter. Des tournées nocturnes effectuées en compagnie de plusieurs de nos confrères à travers plusieurs villes du pays nous ont permis de constater de visu, la situation désastreuse de ces personnes. Si certaines familles habitent la rue, d’autres ont fait des carcasses des vielles voitures des chambres à coucher et des salles à manger. Abattus par le désespoir, ces personnes disent maudire le jour où elles sont nées et souhaitent quitter ce monde qu’elles n’ont pas choisi. «Est-il normal que nous habitions la rue alors que les lois de la République nous donnent le droit d’avoir un logement ?», a déclaré à la presse une femme assise sur un carton. «Indépendament de la loi et du droit du citoyen, nous devrions être pris en charge, ne serait ce qu’à titre humanitaire», ont-elles martelé. A écouter ces malheureux raconter leurs déboires, nous ne pouvons qualifier cet état de fait que de misère extrême. Sinon comment peut expliquer que des femmes et des enfants sont délaissées, abandonnés sans l’aide de personne. Quelle justification peut-on avancer lorsque des êtres humains dorment dans des cartons à la belle étoile alors que la température affiche -15 C° ? En plus de la vague de froid et des chutes de neige, ces femmes et enfants demeurent la cible des voyous et des malfaiteurs. Des dizaines de femmes ont été violées par des inconnus qui profitent de leur malheur et de leur exclusion sociale. Même des SDF souffrant de troubles psychologiques n’ont pas échappé aux agressions physiques et sexuelles perpétrées par des individus sans loi et ni foi. Ces êtres humains n’affrontent pas seulement les dangers atmosphériques mais également le danger des groupes de malfaiteurs. Lorsque nous constatons que des femmes malades mentales SDF sont enceintes, nous restons bouche bée et nous ne pouvons faire aucun commentaire à ce sujet. Exagère-t-on si nous disions que le fait de ne pas porter secours à ces personnes en difficulté pourrait être considéré comme une atteinte aux droits de l’homme ? Exagère-t-on nous disions que les lois internationales considèrent la non-prise en charge de ces individus comme étant une non-assistance à personne en danger ? Plusieurs questions méritent d’être posées à ce sujet, à savoir que font les services sociaux et les commis de l’Etat et pourquoi sont-ils payés ? Où sont passés les membres du conseil communal et de l’Assemblée populaire de wilaya et pour quel but ont-ils été élus ? Où sont les responsables du Croissant-Rouge ? Quelle est la mission des organisations caritatives et des associations humanitaires et pour quel but ont-elles étaient fondées ? Quelles que soient les réponses, la prise en charge de ces pauvres est obligatoire car ils sont algériens à part entière et ont le droit de vivre dans la dignité.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:16

Le Ministre Tunisien de la culture a fermé les portes de la Tunisie à deux artistes libanaises à savoir  Nancy Ajram et Elisa Khoury. Le Ministre a déclaré que certains noms de la musique orientale ne monteront plus sur la scène de Carthage.

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Photo : A la place de Nancy,  Elisa et cette troupe, le Ministre Tunisien a déjà fait son choix ……

Ce n’est pas uniquement ces deux artistes qui sont visées mais la liste est longue, selon le Ministre islamiste. En un seul mot, celui qui ne chante pas «Tallaa Al Badro Alina» n’a pas sa place en Tunisie, selon le Ministre. Ce n’est pas du tout une surprise, vous n’avez rien encore vu, patientez et vous verrez …………  

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 16:25

Dans un nouveau rapport publié le 16 février 2012, Amnesty international a épinglé encore une nouvelle fois la Libye, accusant les «ex-thouars» d’avoir en toute impunité commis des crimes de guerre à travers le pays.

 

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Amnesty a ajouté que les milices se sont rendues responsables d'atteintes massives aux droits humains. Amnesty a également écrit que cet état de fait a alimenté l'insécurité et freiné la reconstruction des institutions de l'État. Le rapport d'Amnesty International s'appuie sur les conclusions d'une mission de recherche effectuée en Libye en janvier et février 2012, pendant laquelle des délégués de l'organisation ont effectué des recherches à Tripoli, Zawiya, dans les montagnes de l'ouest, à Misratah, Syrte, Benghazi, et aux alentours. Ce rapport, intitulé Militias threaten hopes for new Libya, fait état des graves abus systématiques, parmi lesquels des crimes de guerre commis par une multitude de milices contre des partisans présumés du colonel Kadhafi ; un certain nombre de personnes ont été illégalement placées en détention, puis torturées, parfois à mort. Migrants et réfugiés africains ont également été pris pour cible, et des attaques en représailles ont été menées, conduisant au déplacement de populations entières, tandis que les autorités n'ont rien fait pour enquêter sur les abus ni pour obliger les responsables présumés à rendre des comptes. «Le fonctionnement des milices libyennes est en grande partie anarchique et l'impunité générale dont elles bénéficient fait le lit à de nouveaux abus et perpétue l'instabilité et l'insécurité», a déclaré Donatella Rovera, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International. «Il y a un an, des Libyens risquaient leur vie afin de demander justice. Aujourd'hui, leurs espoirs sont menacés par des milices armées criminelles qui piétinent les droits humains en toute impunité. Le seul moyen de rompre avec ces pratiques établies par des décennies d'abus sous le régime autoritaire du colonel Kadhafi est de veiller à ce que personne ne soit au-dessus des lois et à ce que des enquêtes soient menées sur ces violations.» En janvier et au début du mois de février 2012, des délégués d'Amnesty International se sont rendus dans 11 centres de détention utilisés par diverses milices dans le centre et l'ouest de la Libye ; dans 10 de ces centres, des détenus ont affirmé avoir été soumis à la torture ou à d'autres formes de mauvais traitements, et ont montré à Amnesty International des lésions résultant d'abus récents. Plusieurs détenus ont dit avoir avoué des viols, des meurtres et d'autres crimes qu'ils n'avaient pas commis, dans le seul but que la torture cesse. Depuis septembre, au moins 12 personnes placées en détention par des milices sont mortes à la suite d'actes de torture. Leurs corps étaient couverts d'hématomes, de plaies et d'entailles, et certaines avaient eu les ongles arrachés. Des personnes détenues à Tripoli, Gharyan, Misratah, Syrte, Zawiya, et aux alentours ont dit à Amnesty International qu'elles avaient été suspendues, battues des heures durant avec des fouets, des câbles, des tuyaux en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu'elles avaient reçu des décharges électriques infligées à l'aide de câbles sous tension et d'armes à décharge électrique semblables à des Taser. Dans un centre de détention de Misratah, un délégué d'Amnesty International a vu des membres d'une milice armée frapper et menacer des détenus dont la libération avait été ordonnée. Un détenu d'un certain âge, originaire de Tawargha, était accroupi, recroquevillé contre le mur, pleurant alors qu'un milicien lui donnait des coups de pied et le menaçait. Ce milicien avait déclaré à Amnesty International : «Ceux de Tawargha ne seront pas relâchés ou bien nous les tuerons.» Dans des centres d'interrogatoire de Misratah et Tripoli, Amnesty International a trouvé des détenus que les responsables essayaient de cacher ; ils avaient été sauvagement torturés, l'un d'eux à tel point qu'il pouvait à peine bouger ou parler. À la connaissance d'Amnesty International, pas une seule enquête digne de ce nom n'a été menée sur les cas de torture, même lorsque des détenus sont morts après avoir été torturés dans des quartiers généraux de milices ou dans des centres d'interrogatoire officiellement ou officieusement reconnus ou liés aux autorités centrales. «Les milices dont il est établi qu'elles ont fait subir des sévices à des détenus ne doivent tout simplement pas être autorisées à incarcérer qui que ce soit, et l'ensemble des détenus doivent immédiatement être transférés dans des centres de détention autorisés, placés sous le contrôle du Conseil national de transition.» Aucune enquête n'a non plus été menée sur d'autres graves violations, telles que l'exécution extrajudiciaire de détenus et d'autres crimes de guerre, comme l'homicide de quelque 65 personnes dont les corps ont été retrouvés le 23 octobre dans un hôtel de Syrte qui servait de base à des combattants de l'opposition originaires de Misratah. Sur des vidéos obtenues par Amnesty International, des membres de milices peuvent être vus en train de frapper et de menacer de tuer un groupe de 29 hommes se trouvant sous leur garde. On peut entendre l'un d'eux dire : «Prenez-les tous et tuez-les.» Leurs corps faisaient partie de ceux qui ont été retrouvés trois jours plus tard à l'hôtel ; beaucoup avaient les mains attachées derrière le dos et avaient été abattus d'une balle dans la tête. Les autorités libyennes n'ont jusqu'à présent pris aucune mesure contre les milices ayant déplacé de force des populations entières, ce qui constitue pourtant un crime de droit international. Des miliciens de Misratah ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d'avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan, dans le massif du Nefoussa. Ces populations et d'autres continuent à vivre dans des camps de déplacés improvisés à travers le pays, tandis que rien n'est fait pour amener les responsables présumés à rendre des comptes ni pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux. «L'impunité générale dont jouissent les milices fait passer le message que ces violations sont tolérées, ce qui contribue à rendre ces pratiques acceptables dans le pays. Les individus responsables de ces abus doivent rendre des comptes pour leurs actions et être suspendus des fonctions qui leur permettraient de répéter ces violations», a estimé Donatella Rovera. «Il est impératif que les autorités libyennes montrent clairement qu'elles sont déterminées à rompre avec des décennies de violations systématiques, en maîtrisant les milices, en enquêtant sur toutes les violations actuelles et passées,
et en poursuivant les responsables – quel que soit leur camp – conformément au droit international.»

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 16:30
 

Plus de 30 morts et une centaine de blessés. Tel est le bilan provisoire de la vaste offensive menée par des combattants pro-Kadhafi sur la ville de Kofra. Après avoir parlé d’un combat tribal, le Conseil national de transition a reconnu que des soldats pro-Kadhafi aidés par des combattants étrangers ont investi la ville de Kofra. Le Niger et la faction armée du Mouvement pour la justice et l’égalité soudanais sont pointés du doigt par le CNT.

 

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Au début, les dirigeants du CNT ont voulu minimiser les événements de Kofra, déclarant que des affrontements opposent les tribus de Zwaï et des Tobous dans le Sud désertique de la Libye. Ces informations ont fait l’objet de démentis par des Libyens originaires de Kofra, résidant en Europe. Intervenant sur les écrans de la télévision libyenne, un docteur originaire de la ville de Kofra a déclaré : «Nous avons appelé nos familles à Kofra, ils parlent d’hommes de Kadhafi qui ont attaqué la ville alors que vous êtes en train de raconter n’importe quoi.» Plusieurs Libyens ont également déclaré la même chose à la télévision, ce qui a contraint l’animateur d’interpeller en direct le chef d’état-major, lui demandant de dire la vérité aux Libyens. Si le chef d’état-major n’a pas répondu, c’est un colonel membre du CNT qui a confirmé à la presse l’offensive des soldats de Kadhafi sur la ville de Kofra. Le colonel Djamel Zaoui a indiqué que des combattants pro-Kadhafi ont attaqué la ville avec plus de 60 véhicules. Ils étaient armés et brandissaient des drapeaux verts et des portraits du colonel Kadhafi et de son fils Saâdi, a-t-il ajouté. Selon le colonel, les assaillants seraient des professionnels aidés par des combattants étrangers. Au cours de l’attaque, ils ont utilisé un armement lourd, des RPG et des canons 14, 5, a-t-il déclaré. Toujours selon le colonel Zaoui, les combattants de Kadhafi ont réussi à occuper la ville de Kofra et le CNT en a été alerté pour l’envoi des troupes pour libérer la ville. Un journal libyen a déclaré que le colonel Zaoui a accusé un certain Aïssa Abdelmadjid Ettabaoui, un pro-Kadhafi, et des troupes issues de la faction armée soudanaise, le Mouvement pour la justice et l’égalité aidé par le Niger, de tenter de comploter contre la révolution libyenne. Selon des témoignages, plusieurs armes automatiques ainsi que des lance-roquettes et des missiles sol-air ont été utilisés. Le fils de colonel Kadhafi a intervenu depuis le Niger indiquant que les Libyens préparent une révolte armée contre le Conseil de transition. Selon des sources libyennes, le fils Kadhafi s’apprête à lancer une intifadha contre le pouvoir libyen qu’il juge «illégitime». De la capitale du Niger, Niamey, Saâdi a confirmé par téléphone qu’il retournerait prochainement en Libye. Un message qu’il adresse à tous les Libyens, ceux de l’intérieur et ceux résidant à l’étranger. Or, de cet entretien téléphonique, le fils de Mouammar Kadhafi aurait également indiqué que le Niger n'exerçait aucune pression sur lui. Après avoir gardé le silence, le fils Kadhafi est sorti de sa réserve et menacé explicitement le Conseil de transition au pouvoir en Libye. Depuis son intervention sur la chaîne Al Arabia, Saâdi Kadhafi aurait été placé sous résidence surveillée au Niger et son téléphone coupé.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:41

En ces grandes intempéries, des milliers de familles sont restées coupées du monde dans plusieurs régions du pays et n’ont dû leur salut qu’aux interventions des forces de sécurité. «En lieu et place des élus et des services sociaux, ce sont les militaires, les gendarmes et les policiers que nous avons vu sur le terrain», ont indiqué les citoyens de plusieurs régions de Sétif.

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Les citoyens avec qui nous nous sommes entretenus ont versé leur colère sur leurs élus indiquant qu’ils ont brillé par leur absence et n’ont pas levé le petit doigt pour leur venir en aide. Certains citoyens ont même déclaré que la dernière fois où ils ont vu leurs élus remonte à la précédente campagne électorale. «Nous avons compris maintenant pourquoi les candidats organisent des fiestas et dépensent des sommes grandioses pour qu’ils soient élus», a déclaré un père de famille. Ce dernier est allé plus loin en reconnaissant que lui-même et des milliers de citoyens ont été vraiment «idiots» de n’avoir pas constaté qu’on ne dépense pas de l’argent pour être aux services des autres. Les services sociaux n’ont pas échappé également aux critiques des citoyens, qui, selon eux, ont failli à leurs missions. Selon nos interlocuteurs, rien n’a été fait pour faire face aux mauvaises conditions météorologiques, ni avant, ni pendant ni après les chutes de neige. Alors que nous poursuivons notre conversion avec un groupe de citoyens, Abdelkrim, interrompt tout le monde pour déclarer : «Arrêtez de critiquer les élus et les responsables des services sociaux. Vous ne voyez pas qu’ils sont toujours présents en costume et cravate lorsque les caméras de la télévision sont là.» Si on avait fait intervenir les chasse-neige quelques heures seulement après les premières chutes, les routes n’auraient jamais été coupées et les citoyens n’auraient pas été isolés, a déclaré un sexagénaire. Pourtant, les services météorologiques ont par le biais de plusieurs bulletins annoncé l’arrivée de tempêtes mais rien n’a été préparé, a-t-il ajouté. En revanche, l’ensemble des citoyens n’ont pas manqué de rendre hommage aux forces de sécurité pour les efforts déployés pour aller au secours des populations. Que se soit à Sétif, Annaba, Khenchela, Tébessa, Tizi Ouzou out dans d’autres wilayas, les forces de sécurité ont répondu aux appels de secours lancés par les populations dans les endroits les plus éloignés.
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:39

La justice tunisienne a acquitté l’ex-Premier ministre libyen, Al-Baghdadi Mahmoudi. L’ex-Première ministre est poursuivi pour «franchissement illégal de la frontière» et devait être extradé vers la Libye.

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«Je demande à ce que mon client soit libéré», a indiqué son avocat Maître Kourchid. En effet, la cour d'appel de Tozeur a rendu son verdict au sujet de l’ex-Premier ministre libyen. «C’est un acquittement pur et simple qui a été prononcé en faveur d’Al-Baghdadi Al Mahmoudi et nous demandons par conséquent sa libération immédiate. Sur le plan légal, il n'y a aucune raison de le maintenir en prison», a ajouté Me Kourchid. L'ancien Premier ministre libyen, âgé de 70 ans, a assisté à l'audience à Tozeur (sud) où il avait été transféré en ambulance depuis la prison de la Mornaguia, près de Tunis, où il est incarcéré depuis fin septembre. L’ex-Premier ministre a été arrêté le 21 septembre près de la frontière algérienne, quelques semaines après la chute du régime Kadhafi. Il y a quelques jours, Al-Baghdadi était sous le coup de deux demandes d'extradition de la part des autorités libyennes, sur lesquelles la justice tunisienne a répondu positivement à deux reprises. L'ancien président par intérim tunisien, Fouad Mebazaa n'a jamais signé le décret d'extradition. Son successeur Moncef Marzouki a promis de le remettre aux autorités de Tripoli quand les conditions d'un «procès équitable» seraient réunies. La défense de M. Al-Mahmoudi et des organisations de défense des droits de l'Homme ont indiqué qu’il sera torturé et tué dans le cas où il sera remis aux autorités libyennes.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 20:38

Dans un passé encore récent, la presse tunisienne et internationale a relaté une information faisant état de l’instauration d’un émirat islamique a Sedjane dans le gouvernorat de Bizerte. La Nouvelle République avait donné un papier à ce sujet (voir notre édition du 10.01.2012). La situation est plus grave qu’on le pensait car ce n’est plus d’un émirat qu’il s’agissait mais d’un Etat islamique, selon le ministre de l’Intérieur tunisien.

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En effet, dans une conférence de presse tenue à Tunis, le ministre de l’Intérieur a indiqué que des «salafistes» aspiraient à instaurer un Etat islamique dans le pays. Le ministre a ajouté qu’une cellule terroriste composée de 12 individus a été démantelée par les forces de sécurité. En plus de l’arrestation des terroristes, 25 armes de guerre de marque «Kalachnikov» des munitions et des documents subversifs ont été récupérés par les forces de police a ajouté, le ministre. Les 12 personnes arrêtées appartenaient à l’organisation terroriste Al-Qaïda et avaient des relations directes avec des groupes armées en Libye et en Algérie, selon la conférence de presse donnée par le ministre de l’Intérieur. Au cours de son intervention le ministre de l’Intérieur a déclaré que les individus arrêtés avaient reçu des entraînements par-militaires en Libye et aspiraient à créer un Etat islamique en Tunisie. Le ministre de l'Intérieur, Ali Larayed a ajouté que neuf autres activistes de l'organisation démantelée sont en fuite et seraient probablement en Libye. «Les personnes accusées dans cette affaire ont purgé pour la plupart des peines de prison pour terrorisme et un certain nombre d’entre eux ont bénéficié d'un entraînement en Libye durant la révolution libyenne», a-t-il déclaré. «Nous avons saisi un certain nombre d'armes, dont 25 kalachnikov et 2 500 balles (...). Ils avaient l'intention de mettre sur pied un Etat islamique», a confirmé le ministre. Ce n’est pas la première fois que des groupes armés soient arrêtés sur le territoire tunisien. Au début du mois de février, deux terroristes ont été abattus et un troisième a été capturé dans une opération antiterroriste dans le gouvernorat de Sfax. Durant cette opération, deux soldats et un élément de la Garde nationale ont été blessés au cours du même accrochage. Trois mitrailleuses de marque Kalachnikov et des munitions ont été récupérés par les forces de sécurité. Selon des témoins de la région, les trois terroristes ont été encerclés par les militaires au lieu dit Bir Ali ben Khelifa dans lalocalité de Oued Ezzawya, relevant du département de Sfax. Les forces armées ont utilisé des gros moyens constitués de troupes terrestres dont un hélicoptère. Dans un communiqué rendu public, les autorités tunisiennes ont indiqué que les terroristes ont refusé de se rendre et continué de tirer en direction des militaires et ce, malgré les premières sommations. La riposte des militaires a permis de mettre hors d’état de nuire les deux terroristes alors que le troisième a été arrêté. Il y a quatre mois, un autre accrochage a mis aux prises des militaires à un autre groupe terroriste à Bir Znigra situé dans le sud de la Tunisie. Une patrouille aérienne de l’armée tunisienne dépêchée sur les lieux a réussi à détruire sept véhicules sur neuf du convoi. Le bilan des terroristes tués dans cette opération n’a pas été communiqué. Au mois de mai 2011, deux terroristes d'Al-Qaïda ont été abattus après des échanges de tirs avec les forces de l'ordre tunisiennes à Rouhia, dans le nord de la Tunisie. Selon des informations dignes de foi, les trois terroristes islamistes avaient été emprisonnés à l’époque de Ben Ali. Des spécialistes en terrorisme tunisiens ont indiqué que plusieurs cellules liées à Al-Qaïda activent en Tunisie mais jusqu’à là, elles n’ont pas commis d’attentat à l’intérieur du pays. Depuis la chute de Ben Ali, les «salafistes» activent au su et au vu de tous en Tunisie».

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