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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 22:22

Le chef du gouvernement du Qatar, Ahmed ben Jassim al-Thani, s’est envolé à New York en compagnie du secrétaire général de la Ligue arabe pour tenter de convaincre le Conseil de sécurité de voter une résolution contre le pouvoir syrien. En une seule phrase, le Qatar veut appliquer en Syrie un scénario identique que celui de la Libye.

 

  

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Photo : Seul l’Otan, nous débarrassera de  Bachar al Assad, semble dire, le représentant du Qatar


En effet, le nouveau plan présenté par la Ligue arabe sera discuté sous la table du Conseil de sécurité, au début de cette semaine. La réunion a été provisoirement programmée pour mardi après-midi, a déclaré à la presse Baso Sangqu, ambassadeur d'Afrique du Sud à l'Onu, qui assure la présidence du Conseil en janvier. Le chef du gouvernement du Qatar présentera un exposé par lequel, il demandera à l’ONU de faire partir Bachar al-Assad, consécutivement au plan de la Ligue arabe. Du fait que la Syrie a déjà, dit non à ce plan, le responsable qatari tentera de forcer la main aux membres du Conseil de sécurité pour déployer des forces de l’Otan pour mettre fin à la crise, selon lui. Afin de déblayer le terrain sur cette intervention, Al Jazzera a rapporté que ses radars ont capté des avions de chasse de l’armée syrienne qui s’apprêtaient à bombarder des villes entières. Ce procédé déjà réussi en Libye pourrait être renouvelé en Syrie sous la pression et l’influence du Qatar par le biais de la Ligue arabe. Une résolution en ce sens, rédigée par les délégations française et britannique, avec l'aide du Qatar, du Maroc, des Etats-Unis, de l'Allemagne et du Portugal, pourrait être mise aux voix dès la semaine prochaine, dit-on de source diplomatique. La délégation marocaine prévoit de rencontrer des diplomates russes et chinois pour leur présenter la dernière version de ce texte, a-t-on appris de source diplomatique. Les diplomates marocains soumettront ensuite le texte à l'ensemble de ses quinze membres. Le nouveau texte, dont Reuters a pu obtenir une copie, invite le Conseil à se prononcer pour une «transition politique».

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 22:20

Après les diverses organisations des droits de l’homme dont Médecins sans frontières, c’est Amnesty International qui accuse les milices libyennes et les nouveaux dirigeants d’avoir procédé à des actes de torture et exécuté des prisonniers proches du pouvoir de Kadhafi. Des délégués d’Amnesty International se sont entretenus en Libye avec des prisonniers incarcérés à Tripoli et ses alentours, à Misrata et à Gheryan, selon un rapport mis en ligne sur son site.


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En effet, selon les membres d’Amnesty, des prisonniers portaient des marques visibles indiquant qu’ils avaient subi des actes de torture au cours des derniers jours et des dernières semaines, notamment des blessures ouvertes sur le crâne, les bras et les jambes, le dos et d’autres parties du corps. Ces actes de torture sont infligés par des entités militaires et des services de sécurité officiellement reconnus, ainsi que par un grand nombre de milices armées opérant en dehors de tout cadre légal. De nombreux détenus ont raconté aux membres d'Amnesty qu’ils ont subi des tortures, certains étaient trop effrayés pour se confier, craignant des sévices encore plus violents s’ils parlaient, et se sont contentés de nous montrer leurs blessures. Selon Amnesty, les prisonniers sont des Libyens et des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne qui ont raconté qu’ils avaient été suspendus dans des positions contorsionnées, battus des heures durant avec des fouets, des câbles, des tubes en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’ils avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et de pistolets semblables à des Taser. Toujours selon Amnesty, les types de blessures observées corroborent leurs témoignages. Les rapports médicaux qu’a pu consulter Amnesty International confirment également le recours à la torture contre plusieurs détenus, dont certains sont morts en détention. La majorité des prisonniers pris pour cibles sont des Libyens qui seraient restés fidèles au colonel Mouammar Kadhafi au cours du récent conflit. Quant aux étrangers, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ils continuent d’être placés en détention de façon aléatoire, notamment en raison de leur situation irrégulière, et sont parfois torturés. Les détenus sont généralement torturés au moment de leur arrestation par des milices armées locales et plus tard lors des interrogatoires, y compris dans les centres de détention officiels. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat. Plusieurs d’entre eux ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient «avoué» des crimes qu’ils n’avaient pas commis, uniquement pour qu’on cesse de les torturer. À Misratah, les détenus sont torturés dans un centre d’interrogatoire géré par la sécurité militaire nationale (Amn al Jaysh al Watani), ainsi qu’aux sièges des milices armées. Le 23 janvier, les délégués d’Amnesty International se sont entretenus avec des détenus à Misratah, torturés quelques heures auparavant. L’un d’entre eux, toujours incarcéré, a expliqué : «Ce matin, ils m’ont emmené en haut pour m’interroger. Cinq hommes en civil se sont relayés pour me rouer de coups et me fouetter. […] Ils m’ont suspendu par les poignets en haut d’une porte pendant environ une heure, tout en continuant à me frapper. Ils m’ont aussi donné des coups de pied.» Un autre prisonnier a raconté qu’il avait été frappé sur les blessures qui lui avaient été infligées le mois précédent par des miliciens. Voici son témoignage : «Hier, ils m’ont frappé avec un câble électrique, alors que j’avais les mains menottées derrière le dos et les pieds attachés. Ils ont menacé de me renvoyer aux mains des miliciens qui m’avaient capturé, qui me tueraient.» Plusieurs détenus sont morts aux mains de milices armées à Tripoli et aux alentours, et à Misratah, dans des circonstances laissant à penser qu’ils ont été torturés. Les proches d’un ancien policier, père de deux enfants, originaire de Tajura, à l’est de Tripoli, ont raconté à Amnesty International qu’il avait été arrêté par une milice armée locale en octobre 2011 et qu’ils n’avaient pas pu savoir où il se trouvait pendant près de trois semaines, jusqu’à ce qu’il puisse appeler sa femme. Quelques jours plus tard, sa famille a été informée par un hôpital de Tripoli que son corps y avait été transféré. Amnesty International a vu des photos de sa dépouille, qui présentait de graves contusions sur tout le corps et les bras et les jambes, ainsi que des blessures ouvertes sur la plante des pieds, semble-t-il causées par la falaqa (coups assénés sur la plante des pieds), une méthode de torture fréquente en Libye. À la connaissance d’Amnesty International, la dernière personne morte en détention des suites de torture est Ezzeddine al-Ghool, colonel de 43 ans et père de sept enfants, arrêté par une milice armée à Gheryan, à 100 kilomètres au sud de Tripoli, le 14 janvier. Son corps, couvert de bleus et de blessures, a été restitué à sa famille le lendemain. Les médecins ont confirmé qu’il avait succombé à ses blessures. Plusieurs autres hommes détenus à la même période auraient eux aussi été torturés. Huit d’entre eux avaient des blessures graves, qui ont nécessité leur hospitalisation. Amnesty International a reçu des informations concernant des cas similaires sur lesquels elle mène des recherches. Malgré les demandes formulées à maintes reprises par Amnesty International depuis mai 2011, les autorités libyennes de transition, tant au niveau local que national, n’ont pas mené d'enquêtes dignes de ce nom sur les cas de torture et les morts en détention survenues dans des circonstances suspectes. Dans tout le pays, la police et la justice demeurent défaillantes. Tandis que dans certaines régions, il semble que les tribunaux traitent des affaires civiles, les affaires dites «sensibles» en lien avec des enjeux politiques et de sécurité ne sont pas prises en compte. Un éventail d’organes pour la plupart non officiels, n’ayant pas de statut légal, notamment les «comités judiciaires», mènent des interrogatoires dans divers centres de détention, en dehors de tout contrôle du système judiciaire. Devant cet état de fait, Amnesty International invite de toute urgence les autorités libyennes à : ordonner la fermeture de tous les centres de détention non officiels et instaurer des mécanismes chargés de placer tous les centres sous le contrôle des autorités et de surveiller efficacement les procédures et les pratiques en matière de détention ; veiller à ce que soient menées dans les meilleurs délais des enquêtes sur tous les cas recensés ou signalés de torture et de mauvais traitements ; suspendre immédiatement les auteurs présumés de leurs fonctions en rapport avec la détention dans l’attente des conclusions de ces investigations, et lorsque les éléments de preuve recevables sont suffisants ; traduire en justice les suspects dans le cadre de procès équitables, sans recourir à la peine de mort ; garantir que tous les détenus puissent consulter un avocat ; veiller à ce que les prisonniers bénéficient régulièrement d’examens médicaux et à ce que des certificats médicaux décrivant leurs blessures, éventuellement causées par des actes de torture, soient délivrés aux détenus et aux autorités judiciaires. Le rapport d'Amnesty International motiverait sans aucun doute les décisions de plusieurs Etats qui refusent d’extrader des prisonniers pro-Kadhafi aux nouvelles autorités libyennes.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:19
 

Des milliers d’Egyptiens se sont rassemblés sur la place Tahrir, au Caire, pour célébrer le premier anniversaire du début de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak.

 

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Malgré la levée de l’état d’urgence et le décret faisant du 25 janvier un jour férié, le conseil militaire a été pris à parti par les manifestants de la place Tahrir, qui lui demandait de céder le pouvoir aux civils. Les militants des Frères musulmans, les salafistes et d’autres mouvements islamistes étaient présents en force sur la place Tahrir. Des slogans appelant au départ des militaires et à l’application de la charia ont été scandés par des milliers de manifestants. Les islamistes accusent le pouvoir militaire de vouloir récupérer à son profit le premier anniversaire du début de la révolte qui a poussé Hosni Moubarak au départ, estimant que la révolution reste encore à faire. Les familles des victimes de la révolution ne jurent que par le sang, demandant à ce que Moubarak, ces collaborateurs et les responsables des policiers soient pendus. Loin de la place Tahrir, des citoyens interrogés par des médias ont indiqué que rien n’a changé pour l’instant en ce qui concerne le volet social. Bien au contraire, la situation s’est dégradée et la pauvreté s’est amplifiée, ont-ils indiqué. Une année plus tard, le coût des produits alimentaires ne cesse d’augmenter et la crainte grandit de voir réduites les subventions publiques sur les produits de première nécessité, surtout le carburant et l'électricité. Les troubles politiques ont pesé sur l'activité touristique, importante source de devises, mais plus largement sur toute l'économie en crise. Comme à ses habitudes, la chaîne d’Al Jazzera, partisante des révolutions arabes, a mis le paquet pour couvrir cet événement. Des «reporters» de cette chaîne ont été répartis dans plusieurs villes égyptiennes et continuent d’inciter les peuples des autres pays à faire de même. A la place Tahrir, certaines personnalités politiques égyptiennes, à l’image d’Omar Moussa, tentent de récupérer la rue à leur profit. A l’instar de la place Tahrir, plusieurs manifestations ont été organisées dans les autres villes du pays.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 20:53

Venus assister à leurs procès, des journalistes de la télévision Nesma TV ont évité de justesse d’être lynchés.

 

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Malgré les menaces de mort dont ils ont fait l’objet, aucune mesure de protection fiable n’a été apportée aux journalistes qui furent agressés à la sortie du palais de justice par une foule composée essentiellement d’intégristes salafistes. Nabil Karoui ainsi que deux de ses employés sont accusés «d'atteinte aux bonnes mœurs, aux valeurs du sacré et de trouble à l'ordre public» après la projection le 7 octobre 2011 du film franco-iranien Persepolis, jugé par la partie plaignante «blasphématoire à l'égard de la foi musulmane». Au moment où se déroule le procès, des centaines de salafistes se sont regroupés devant le palais de justice brandissant des drapeaux noirs et des pancartes et lançant des slogans à l’encontre des journalistes. A leur sortie, les journalistes de Nesma TV furent agressés physiquement par la foule. Le directeur général de la télévision Nabil Karoui, Abdelhalim Messaoudi et Ziéd Krichen ont été malmenés par des barbus. Ils furent injuriés et ont essuyé des crachats, coups de poings et de pied. Un «barbu» s’est permis le luxe de donner un fulgurant coup de tête à un journaliste. Ce qui est vraiment étonnant, c’est l’absence des services de sécurité qui n’ont pris aucune mesure de protection pour les journalistes en question. Devant les menaces de mort dont ils ont fait l’objet, les forces de sécurité devraient sécuriser l’entrée et la sortie des journalistes au palais de justice. Malheureusement, rien n’a été fait en ce sens, les journalistes étaient pris au piège au milieu d’une foule de «barbus» excités et ont échappé miraculeusement aux lynchages.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:46
 

Comme on s’y attendait, la Syrie a rejeté les résolutions prises par le Conseil des ministres arabes lors de la réunion tenue en Egypte.

 

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Les décisions prises par les ministres n'entrent pas dans le cadre du plan d'action et de protocole signé avec la Ligue arabe, a affirmé Damas. Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont invité Bachar al-Assad à déléguer ses prérogatives au vice-président pour former un gouvernement d’union nationale. Dans le même temps, les ministres arabes ont appelé le régime et les différents courants de l'opposition à engager un dialogue sérieux sous l’égide de la ligue dans un délai ne dépassant pas deux semaines. La Syrie considère que ces décisions sont une violation flagrante de sa souveraineté et une ingérence dans ses affaires intérieures, a indiqué une source du ministère des Affaires étrangères. La source a ajouté que ces décisions ont été dictées par des ennemis de la Syrie qui ne jurent que par la déstabilisation du pays. «Nous avons suivi les déclarations provocatrices qui reflètent exactement la feuille de route qui vise l’intégrité de notre pays et qui porte atteinte à notre peuple», a fait savoir la même source. Les dirigeants syriens trouvent que le Conseil des ministres devrait assumer ses responsabilités pour mettre fin au financement et à l’armement des terroristes qui tuent les innocents. Les responsables syriens ont également ajouté que des édifices publics et des infrastructures de l’Etat, ainsi que des biens du peuple sont la cible de groupes terroristes. A ce sujet, les dirigeants syriens regrettent que les décisions prises par le Conseil des ministres aient ignoré délibérément les efforts déployés par la Syrie pour trouver un consensus à cette crise. L’Etat syrien a exécuté plusieurs réformes dans le domaine du pluralisme politique, chose qui n’existe pas dans certains pays arabes à l’origine de la déstabilisation du pays. De son côté, le chef de la mission de la Ligue arabe en Syrie a tenu une conférence de presse par laquelle il a répondu aux questions des journalistes sur ce qui a été réalisé sur le terrain. Mustapha al-Dabi a déclaré que les observateurs ont constaté que le gouvernement syrien a répondu à plusieurs points du plan tracé par la Ligue arabe. Des armes lourdes dont des tanks ont été retirées des rues de plusieurs villes, malgré les affrontements mettant aux prises des militaires et des insurgés, a-t-il indiqué. «Nous n’avons vu ni avions ni hélicoptères, comme l’ont signalé certains médias», a ajouté M. Al-Dabi.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:44

Qui a dit que la guerre était finie en Libye ? Si le pays est déchiré par les affrontements inter-révolutionnaires, voilà les combattants de Kadhafi qui refont surface. La ville de Beni Walid se trouve sous le contrôle des combattants de Kadhafi, qui l’ont investie après avoir décimé une base des ex-rebelles.

 

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Le président du CNT qui a apporté hier un démenti à ses informations a été vite désavoué par le chef des thouars qui a fuit la ville, indiquant que Beni Walid est entre les mains des Kataïb de Kadhafi. Selon des témoins des avions de guerre survolait la ville de Beni Walid. Pour l’instant, aucune information n’a filtré pour savoir s’il s’agissait des avions de l’Otan ou de l’armée liée au CNT ? Les déclarations de Mustapha Abdeljalil à travers les écrans d’Al Jazzera confirment bel et bien que le Conseil national de transition ne contrôle pas le pays. La preuve, Abdeljalil a indiqué que des ex-rebelles s’affrontaient à Beni Walid, en raison d’un malentendu entre les ex-rebelles. Malheureusement, sur le terrain, la situation est tout autre. Le chef de la brigade des ex-thouars à Beni Walid qui a corrigé le premier responsable du CNT, déclarant, je cite : «Nous avons été attaqués par des combattants de Kadhafi et nous avons subi des pertes énormes.» Ce dernier a été interviewé par la presse à quelques kilomètres de la ville de Beni Walid et n’a pas manqué d’ajouter qu’au moins dix ex-révolutionnaires ont été tués dans l’attaque, alors que plus de 30 autres ont été blessés. Le chef de la brigade du 28 Mai, la plus importante à Beni Walid, a déclaré qu’il avait à maintes reprises informé ses supérieurs que la ville de Beni Walid n’a pas été totalement libérée mais en vain, a-t-il expliqué. Selon des témoignages, des pro-Kadhafi brandissant des drapeaux et des portraits de Mouammar Kadhafi défilent dans la ville. Ce n’est pas uniquement à Beni Walid où les hommes de Kadhafi ont refait surface, des combattants de l’ancien régime ont réapparu dans plusieurs régions du pays. Cette décision intervient au moment où la contestation contre le Conseil national de transition gagne du terrain. Les protestataires réclament la démission des dirigeants du CNT, mais Mustapha Abdeljalil a prévenu qu’une telle mesure provoquerait une guerre civile dans le pays. Mustapha Abdeljalil a prévenu dans une interview accordée à la télévision libyenne qu’une «démission du Conseil conduirait à une guerre civile». Ces vives contestations ont conduit dans la même journée à la démission du numéro deux du régime de transition, Abdel Hafiz Ghoga. Les jeunes lui reprochent son opportunisme et d’avoir fait parti du régime de Mouammar Kadhafi. Sa démission n’a pas calmé les contestataires qui comptent beaucoup d’étudiants. Des milliers de manifestants se sont réunis dans le centre de Benghazi pour exiger la libération de leurs camarades interpellés ces derniers jours. Au moins une personne a été tuée et cinq blessées dans la nuit de dimanche à lundi dans des affrontements à Tripoli entre un ex-prisonnier et d’anciens rebelles, ont indiqué une source hospitalière et des témoins. A Tripoli, un homme a été tué et cinq autres ont été blessés, dont l’un se trouve dans le coma. Excédés par les agissements d’un ex-détenu condamné dans une affaire de meurtre et libéré au début de l’insurrection libyenne par le régime de Mouammar Kadhafi, les thouars (ex-rebelles) du quartier de Fachloum ont tenté de l’arrêter mais se sont heurtés à une résistance farouche, selon des témoins. L’ex-prisonnier et son frère se sont réfugiés dans leur maison et ont tiré avec différents types d’armes, dont des roquettes RPG, des armes automatiques et des grenades, selon des habitants du quartier. Les deux hommes ainsi qu’un ex-rebelle auraient été tués, selon les témoins. Les thouars ont repris le contrôle au bout de deux heures de combats. Ils ont même refusé l’aide de l’armée parce qu’ils ont préféré s’en occuper eux-mêmes. En somme, pour ceux qui ont cru que la guerre était finie en Libye se trompent énormément. A l’heure où nous mettons sous presse, la ville de Beni Walid est toujours sous le contrôle des combattants des pro-Kadhafi

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 21:43

Une secousse tellurique d'une magnitude de 3,8 degrés sur l'échelle de Richter a été enregistrée lundi vers 21h dans la wilaya de Khenchela. La secousse a été ressentie par l’ensemble des habitants de la wilaya de Khenche-la et des régions limitrophes.

 
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La peur au ventre, beaucoup de citoyens sont sortis dans la rue quel-ques secondes seulement après la secousse tellurique. Chacun racontait comment il a ressenti le coup et comment il a vu la terre bouger. C’est le cas de Leïla qui était au salon devant son téléviseur avant de constater que sa banquette s’était déplacée. Certains ne croyant pas à une secousse tellurique parlaient plutôt d’une déflagration ou de l’éventuel passage d’un avion supersonique. Finalement, plus de peur que de mal. La terre a bel et bien bougé mais sans faire de dégâts ni de victimes. «Nos services n’ont enregistré aucune demande d’intervention ou de secours», nous a indiqué le chargé de la communication auprès de la direction de la Protection civile de Khenchela. L’épicentre de la secousse a été localisé à 15 km au sud du chef-lieu de la wilaya, Khenchela, plus précisément au lieu dit «le 15ème». Selon des spécialistes en la matière, il est fort possible que d’autres répliques interviennent dans la région mais avec une intensité plus faible que la première.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:38

Le siège du Conseil national de transition à Benghazi a été attaqué à l’explosif par les ex- révolutionnaires, au moment où Mustapha Abdeljalil tenait une réunion avec ses membres. A la sortie d’une délégation reçue par le président du CNT, plusieurs bombes artisanales ont été lancées contre le siège.

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Photo : La  voiture de Abdeljalil saccagé par les ex-« Thouars »

 

Quelques minutes après, des centaines d’éléments armés ont envahi le siège, encerclant le président du CNT et plusieurs de ses membres qui se sont réfugiés au 1er étage du bâtiment, ont indiqué des témoins. Selon les mêmes témoins, la porte du siège et les fenêtres ont été saccagés alors que plusieurs véhicules ont été détruits à l’extérieur. Les ex-révolutionnaires ont occupé le siège, alors qu’une brigade composée d’ex-rebelles a réussi à sécuriser un passage ; ce qui a permis à Abdeljalil et à ses membres de fuir le bâtiment vers une destination inconnue. Toujours et selon des témoins, les ex-révolutionnaires accusent Mustapha Abdeljalil et les membres du CNT de les avoir trahis. Les contestataires ont demandé au président du Conseil national de transition de «chasser» les dirigeants qui ont déjà travaillé avec le pouvoir de Kadhafi. Après ces incidents, les dirigeants du Conseil national de transition ont transféré leur siège dans un endroit tenu secret. Une réunion a regroupé les membres du bureau du CNT dans ce même endroit. «Nous n'avons pas fini nos travaux hier (samedi). Cette réunion consiste à adopter la loi électorale», a déclaré un membre du CNT à la presse. «Pour des raisons de sécurité, nous avons décidé de nous réunir dans un endroit secret», a ajouté le même responsable. Hier, dimanche, des milliers d’étudiants ont manifesté pour protester contre l'arrestation de onze de leurs camarades après l'agression du vice-président du Conseil national de transition, Abdelhafidh Ghouga. Ce dernier avait été pris à parti et agressé jeudi à l'Université de Ghar-Younès, à Benghazi, où il assistait à une cérémonie en l'honneur des martyrs de la révolution. «Nous ne voulons pas de Ghouga, le sang des martyrs n’a pas été versé pour rien», ont-ils scandé. A Tripoli, des milliers de manifestants ont organisé une marche qui a pris fin devant les locaux du Premier ministre libyen. Les manifestants ont scandé des slogans pro-islamistes tout en brandissant des banderoles et des pancartes, réclamant l’application de la «charia islamiya» dans le pays. Ce n’est pas uniquement à Benghazi et à Tripoli que la situation est confuse, d’autres région sont sous le contrôle des factions armées.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:13

Par le biais de son ambassade en Algérie, la Grande-Bretagne a conseillé à ses ressortissants de ne pas se rendre en Algérie, évoquant un risque de terrorisme très élevé. Dans le communiqué mis en ligne sur le site de l’ambassade et sur celui du ministère des Affaires étrangères, la Grande-Bretagne a cité plusieurs villes à éviter en Algérie.

 

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Photo : «Quelle mouche a donc piquée la Grande Bretagne»

En effet, dans le dernier «Travel warning», conseil aux voyageurs, l’ambassade britannique a demandé à ses ressortissants d’éviter de se rendre en Algérie sans raison majeure. La représentation diplomatique a écrit, je cite : «Nous vous déconseillons de vous rendre dans les régions proches des frontières du Mali, Mauritanie, Niger et Libye.» Dans le même communiqué mis également en ligne sur le site de ministère des Affaires étrangères, la Grande-Bretagne- a mis en garde ses ressortissants sur les déplacements dans les wilayas de Boumerdès, Bouira, Skikda, Tizi-Ouzou et Béjaïa. D’autres régions ont été également évoquées dans le communiqué, il s’agit de Blida, Médéa, Chlef, Aïn Defla, Bordj Bou-Arréridj, Tamanrasset et Djanet. Les dirigeants de la Grande-Bretagne ont invité leurs ressortissants d’être très prudents dans leurs déplacements en Algérie et d’éviter les banlieues et surtout les voyages de nuit. Il a également été demandé aux Britanniques désirant se rendre en Algérie pour des raisons majeures de ne pas se mêler aux foules et rassemblements et d’éviter les manifestations pacifiques qui «peuvent dégénérer à tout moment». Pour la Grande-Bretagne, l’Algérie représente un «haut risque terroriste», elle lance un appel à ses citoyens d’éviter de s’y rendre sauf s’ils sont contraints de le faire pour des raisons professionnelles. Cette nouvelle sortie de la Grande-Bretagne est plus que surprenante car aucune preuve sur ce risque n’a été évoquée. Dans le même communiqué destiné aux voyageurs, les autorités britanniques ont appelé leurs citoyens d’être «extreme caution at all times» (extrêmement prudents en tout temps) et ce même si «Whilst major cities have seen an increase in the level of policing, terrorist attacks could still potentially take place in any areas frequented by expatriates and foreign travellers such as restaurants, hotels and shopping centres» (les grandes villes ont vu une augmentation du niveau de la police. Les attentats terroristes sont toujours susceptibles d’avoir lieu dans ces endroits fréquentés par les expatriés et les voyageurs étrangers, tels que restaurants, hôtels et centres commerciaux, ont-ils ajoutés). Les responsables britanniques ont ajouté que des médias ont rapporté une menace faite par les terroristes qui seraient liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre les compagnies aériennes utilisées par les compagnies d’énergie pour le transport de leur personnel, incluant potentiellement des ressortissants britanniques en Algérie : «Foreign workers have previously been targets of attacks in Algeria» (les travailleurs étrangers ont déjà été la cible d’attaques en Algérie et «Security has been tightened around airports as a result» (la sécurité a été renforcée autour des aéroports). «There is a high threat of kidnap in the areas to which we advise against all but essential travel» (il y a une forte menace de kidnapping dans les domaines où nous déconseillons tous les voyages non essentiels). «Terrorists have been involved in kidnaps in Algeria and the wider Sahel region, and we believe that further kidnaps attacks are likely» (les terroristes ont été impliqués dans des kidnappings en Algérie et dans la région du Sahel plus large, et nous croyons que d’autres attaques sont susceptibles ainsi que des enlèvements» a conclu le communiqué

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 19:59
 

«J’assume entièrement mes responsabilités en tant que chef du gouvernement à l’époque au sujet de l’arrêt du processus électoral et je suis prêt à être jugé», a indiqué, Sid-Ahmed Ghozali. L’ex-chef du gouvernement a déclaré que le Front islamique du salut a truqué les élections législatives en 1992 pour lui permettre de contrôler l’ensemble des municipalités à travers le territoire national.

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 «Je ne regrette jamais d’être parmi ceux qui ont pris la décision d’arrêter le processus électoral »

Je le déclare en tant qu’opposant car je n’ai jamais été l’enfant du système, l’arrêt du processus électoral était nécessaire et a permis de sauver le pays de la catastrophe, a-t-il ajouté. «Je ne regrette jamais d’être parmi ceux qui ont pris la décision d’arrêter le processus électoral car c’était l’unique solution pour sauver le pays», a jouté M. Ghozali. «J’ai déposé ma démission en raison de l’assassinat de Mohamed Boudiaf et je suis prêt également à être jugé», a-t-il également fait savoir. L’ex-chef du gouvernement a déclaré que la thèse du complot dans l’assassinat de Mohamed Boudiaf ne pourrait pas être retenue car il n’existe aucune preuve à ce sujet et qu’il est prêt à être entendu par la justice. L’absence de l’Etat à l’époque et l’anarchie qui a régné a laissé le champ libre pour le parti dissous qui n’a pas manqué de bourrer les urnes, selon M. Ghozali. Ce n’est pas uniquement M. Ghozali qui a parlé du truquage des élections par le Front islamique du salut, plusieurs personnalités et dirigeants des mouvements et partis politiques l’ont fait savoir précédemment. Au moment où les Algériens se trouvaient sur les plages, les dirigeants du parti dissous et leurs militants profitaient pour remplir les urnes, ont déclaré plusieurs politiciens à l’époque. Il est vrai que nul ne s’attendait à ce qu’un parti à l’image du FIS qui ne possédait aucun programme politique, allait sortir vainqueur lors de ces élections. Malheureusement, l’arrêt du processus électoral n’a pas servi à grand-chose du fait que les erreurs du passé restent intactes, a-t-il martelé. Vingt ans après, les leçons de l’anarchie qui a régné sur le pays dans les années 1990 n’ont été retenues, a indiqué, M. Ghozali. Au sujet de la participation de son parti aux prochaines élections législatives, Sid Ahmed Ghozali a déclaré que son mouvement n’a pas encore reçu d’agrément. Toujours et au sujet des prochaines échéances électorales, le premier responsable du Front démocratique a indiqué qu’il n’envisage pas de participer à ces élections prévues au printemps. «Je trouve que les jeux sont déjà faits», a-t-il-fait savoir à ce propos. Nous avons tenu le congrès en 2000 mais nous n’avons pas encore été agréé, a conclu, M. Ahmed Ghozali.

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