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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:47

Dix-huit mois après avoir quitté la Tunisie en compagnie de son époux, la femme de l’ex-Président déchu sort de son silence et évoque un coup d’Etat militaire. «Nous n’avons pas fui la Tunisie, nous sommes victimes d’un piège», a indiqué l’ex première dame de Carthage.   

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  Pour la première fois après la chute de l’ex-président tunisien, l’ex-première dame de la Tunisie s’est entretenue avec la presse. Au cours d’une interview accordée à un journal français, l'ex-femme de Ben Ali exilée en Arabie Saoudite, a tout d’abord demandé «pardon» à ses concitoyens en voulant surtout laver son honneur, a-t-elle indiqué. «Je ne me mêlais pas de politique. Mon quotidien était consacré aux œuvres caritatives et sociales. En parallèle, j'ai fait en sorte d'aider mes proches à vivre mieux, c'est vrai», raconte- t-elle au quotidien pour effacer son image de «tête pensante» du clan Ben Ali. «Je voulais bien faire. Si je me suis rendu coupable d'une faute à l'égard d'une personne, je lui demande pardon», poursuit l'ex-première dame. Leïla Trabelsi a dénoncé un «complot militaire» contre son mari. «Pour moi, il s’agit d’un coup d’Etat orchestré, téléguidé, préparé, mais dont j’ignore les commanditaires», affirme- t-elle. «Je ne crois pas du tout au scénario d’une révolution spontanée née d’une contestation de la jeunesse», martèle l'ancienne première dame dans cette interview. Relatant le jour où elle a quitté la Tunisie avec son époux, Leïla Trabelsi a déclaré qu’ils n’ont pas fui. «Mon mari m’a téléphoné depuis le palais de Carthage pour me suggérer de partir en Arabie Saoudite faire une Omra, le temps que le calme revienne. L’idée n’était pas de lui, mais d’Ali Seriati, le chef de la sécurité présidentielle. A mon grand étonnement, mon mari était lui aussi à l’aéroport. Nous sommes partis sans bagages, ni argent, ni passeport», se souvient- elle. Aujourd'hui, Leïla Trabelsi affirme ne pas avoir de sang sur les mains et se dit prête à affronter la justice de son pays. Mais pas à n'importe quel prix. «Pour l'instant, il n'y a que haine et vengeance», dit-elle, souhaitant que ses proches, «présumés coupables à cause de leur nom aient droit à une justice équitable». Avant cet entretien, l’ex- Président a contesté lui aussi les faits qui lui sont reprochés.»Je déplore qu'on ait oublié que, pendant 23 ans, l'Etat, sous ma direction, a amélioré considérablement le niveau de vie de chacun et fait de la Tunisie un pays moderne (...). J'espère que mes compatriotes me rendront justice en se souvenant du chemin qu'ensemble, nous avons parcouru», dit-il dans un message lu par son épouse. Ce qui renforce la thèse de l’époux de l’ex-Président, ce sont les faits qui se sont déroulés quelques heures seulement avant le départ du couple vers l’Arabie Saoudite. A l’époque, pendant le soulèvement qui a suivi l’incident du jeune qui s’est immolé par le feu, seule la police a fait face aux émeutiers. Alors que tout le monde s’attendait une intervention de l’armée pour appuyer la police, ce fut le contraire qui s’est produit. Une fois dans la rue, les militaires se sont mis du côté des manifestants où les accolades et embrassades ont réuni les deux camps.

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LE JOURNAL DES INFOS
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