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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 13:38

Le colonel Mouammar El-Kadhafi demeure toujours l’homme qui n’a jamais froid aux yeux pour dire ce qu’il veut à n’importe qui et à n’importe quel endroit où il se trouve. Cette fois-ci, il apporte son soutien au président Ben Ali, au moment où il est lâché par la quasi-totalité de ses « amis » et que toutes les portes sont fermées devant lui, à l’exception du Roi de l’Arabie Saoudite.

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Certes, même si le problème est Tuniso-Tunisien, cela ne veut pas dire qu’il faudrait se taire où d’être aux côtés du plus fort. C’est en tout cas ce que veut dire le colonel Kadhafi a propos du Président Tunisien. En 1989, le Président Ben Ali a été réélu avec 89,62% des suffrages exprimés lors de la présidentielle. Logiquement, élu pour cinq ans par le Peuple, le mandat de Ben Ali ne se termine que dans trois ans. Si toutefois à l’époque les élections ont été truquées,  le peuple Tunisien aurait dû sortir dans la rue comme aujourd’hui, pour dénoncer les éventuelles fraudes. Cela n’a pas eu lieu, ce que veut dire que Ben Ali a été réellement élu par le peuple. Tout au long des ses mandats, Ben Ali  a été à chaque fois applaudi, son nom scandé et chaleureusement accueilli par toutes et par tous, dans ses différentes visites et sorties. Les manifestants et les mécontents ne pourraient pas représenter le peuple Tunisien et ce même si le nombre des manifestants est multiplié par dix. Dans un autre cas, si à chaque fois où il y aurait un suicide, il faudrait « chasser » un Président,  les chefs d’état du monde entier auraient été évincés. Ce n’est pas uniquement en Tunisie que la situation sociale est désastreuse. Même, les pays les plus développés au monde ont été touchés par la crise économique. Faudrait-il alors chasser l’ensemble des chefs d’état ? Kadhafi a vu juste en déclarant qu’il regrettait ces troubles à l’ordre public et que les Tunisiens auraient pu attendre 2014, pour choisir le Président qu’ils voulaient. Le colonel a également regretté la manière par laquelle Ben Ali a été contraint de partir.

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LE JOURNAL DES INFOS
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